La santé féminine à toutes les étapes de la vie

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SANTÉ Prévention, contraception, grossesse, infertilité, ménopause… Une nouvelle consultation de gynécologie-obstétrique, à la clinique Montbrillant, à La Chaux-de-Fonds, accompagne les femmes au fil du temps.

 23.03.2021, 17:51
La Dre Georgiana Iana et le Dr Ioannis Pagkalos, gynécologues-obstétriciens, viennent d'ouvrir une consultation conjointe.

La clinique Montbrillant, à La Chaux-de-Fonds, accueille le nouveau cabinet de la Dre Georgiana Iana et du Dr Ioannis Pagkalos. Spécialistes de gynécologie-obstétrique, ils accompagnent les femmes durant les différentes périodes de leur vie, de la phase de fertilité à la post-ménopause en passant par la grossesse. Informer, prévenir, contrôler, écouter, conseiller… Les consultations visent à repérer les pathologies (infections, excroissances, dysfonctionnements, etc.) tout en éclairant les patientes sur la contraception la plus appropriée ou la possibilité de faire appel à la procréation médicalement assistée. Décryptage.

1. DES CONSULTATIONS ANNUELLES POUR PRÉVENIR ET DÉPISTER

Le rendez-vous de contrôle permet aux femmes de faire le point sur leur santé gynécologique, grâce au dépistage. Un frottis du col de l’utérus est pratiqué dans le but de découvrir d’éventuelles lésions cancéreuses à un stade précoce: si le résultat est incertain, une colposcopie est réalisée par le Dr Ioannis Pagkalos, spécifiquement formé pour cet examen. La consultation vise aussi à vérifier que les seins ne présentent pas de nodules suspects et déceler d’éventuels MST, fibromes utérins ou kystes ovariens. Mais c’est aussi l’occasion pour la patiente d’aborder des questions liées à la contraception, la sexualité, la relation avec son partenaire, un projet de grossesse, la fertilité, la ménopause… En cas de saignements inhabituels, douleurs, démangeaisons, troubles du cycle, gêne au niveau de la vessie ou du rectum, pertes anormales, il convient de consulter sans tarder.

2. FIBROMES UTERINS ET KYSTES OVARIENS, DES TROUBLES FRÉQUENTS

Les fibromes utérins sont mis en évidence par une échographie gynécologique. Ces tumeurs bénignes peuvent survenir à tout âge, mais concernent 20-40% des femmes avant 35 ans. Sans symptôme spécifique pour une majorité d’entre elles, les fibromes sont souvent détectés lors de contrôles annuels. Mais dans un tiers des cas, ils provoquent saignements abondants (hors règles), problèmes urinaires, douleurs pendant les rapports sexuels, douleurs pelviennes… Beaucoup de femmes développent des kystes ovariens, qui sont généralement fonctionnels et disparaissent d’eux-mêmes. «Cela étant», précise la Dre Georgiana Iana, «certains kystes peuvent notamment provoquer une torsion des ovaires, augmenter de volume, causer des douleurs ou des règles irrégulières.» D’où l’intérêt de réagir aux dysfonctionnements qui surviennent dans cette zone.

3. TROUVER LA MÉTHODE CONTRACEPTIVE LA PLUS ADAPTÉE

Selon l’Enquête suisse sur la santé, 52% des femmes prenaient la pilule en 1992 et seulement 31% en 2017. Si elles optent désormais pour d’autres contraceptifs, la gynécologue précise que «la pilule reste d’actualité pour les adolescentes, qui la demandent aussi pour atténuer leurs problèmes de cycle (douleurs, acné, règles irrégulières ou prolongées).» En fonction des attentes spécifiques des patientes, elle peut proposer d’autres alternatives hormonales comme le patch transdermique ou l’anneau vaginal (un par mois), les injections (durée: 3 mois), le stérilet (5 ans). L’implant hormonal – placé dans la face interne du bras – officie pendant 3 ans. Le stérilet au cuivre peut être une option pour celles qui tiennent à un cycle naturel. Certaines patientes plus âgées sollicitent la doctoresse à propos d’une ligature des trompes ou une vasectomie pour leur partenaire.

4. SUIVI DE GROSSESSE JUSQU’À L’ACCOUCHEMENT

En tant qu’obstétriciens, la Dre Iana et le Dr Pagkalos accompagnent les patientes tout au long de leur grossesse, avec au minimum sept consultations et deux échographies prénatales. Le suivi des futures mamans est effectué jusqu’au terme de la gestation, dans la mesure où les deux spécialistes leur proposent d’accoucher à l’hôpital de St-Imier, où ils consultent également. Raison pour laquelle la clinique Montbrillant vient de mettre sur pied des cours de préparation à la naissance, animés par des sages-femmes de la maternité imerienne. Il est destiné aux futures mères et pères dès la 32e semaine de grossesse. L’objectif est de parler du séjour à la maternité, de l’allaitement, du retour à domicile, mais aussi de désamorcer certaines inquiétudes et trouver des soutiens pour aborder cette nouvelle vie.

5. INVESTIGATIONS LORS DE TROUBLES DE LA REPRODUCTION

Et si la grossesse se fait attendre? Formé aux investigations d’infertilité, le Dr Ioannis Pagkalos effectue un bilan auprès des couples qui ont eu des rapports sexuels non protégés pendant un an, sans succès. «Les troubles de la reproduction, c’est un sujet qui reste tabou… Mais il est important de réagir à temps, car la fertilité diminue avec l’âge», en s’accélérant après 35 ans. Le médecin commence par effectuer des recherches en ambulatoire – bilan hormonal, examen des trompes, analyse du sperme… Car les problèmes d’infertilité concernent autant les hommes que les femmes. En fonction des résultats, le Dr Pagkalos proposera par exemple une stimulation des ovaires, doublée si nécessaire d’une insémination artificielle. Lorsque le problème s’avère plus complexe, il pourra notamment orienter les couples vers un centre universitaire pour une fécondation in vitro.

6. QUAND LA MÉNOPAUSE REND LA VIE DIFFICILE

Une ménopause accompagnée d’effets indésirables n’est pas forcément une fatalité: en cas de symptômes forts (sueurs nocturnes, prise de poids, angoisses, bouffées de chaleur, irritabilité) des thérapies sont possibles. «Nous pouvons prescrire un traitement de substitution hormonal après examen pour s’assurer que bilan sanguin et mammographie sont normaux et qu’il n’y a pas d’antécédents de cancer du sein, ni de troubles cardio-vasculaires», détaille la Dre Iana. Des traitements alternatifs (homéopathie, acupuncture, hypnose) sont aussi envisageables. «Pendant la consultation, nous pouvons aussi parler des fuites urinaires. Plusieurs solutions peuvent être proposées comprenant une physiothérapie du périnée, un traitement médicamenteux ou la chirurgie.» En cas de saignements importants, le Dr Pagkalos relève qu’un bilan est effectué pour exclure toute pathologie.


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