07.08.2015, 12:10

Des horloges atomiques de Spectratime, à Neuchâtel, à bord de la mission Gaia d'exploration de la Voie lactée

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Performances scientifiques attendues de Gaia à l'échelle de notre galaxie, la Voie lactée (1 kpc = 1 kiloparsec soit 3 261 années-lumières). En arrière-plan, une photo du disque de la Voie lactée qui fait environ 25 kpc de long, telle que nous la voyons de la Terre, c'est à dire par la tranche.
Par frk

espace Deux horloges atomiques de Spectratime à Neuchâtel se sont envolées à 10h12 ce jeudi matin à bord de la mission européenne Gaia d'exploration de la Voie lactée. Syderal, à Gals, est aussi du voyage. L'aventure doit durer cinq ans.

Le satellite Gaia est parti ce jeudi depuis Kourou, le Centre spatial guyanais, à bord d'une fusée Soyouz. Sa mission va durer cinq ans et consistera à photographier un milliard d'étoiles afin de réaliser une carthographie de la Voie lactée en 3D. Il s'agit d'un télescope avec une précision sans précédent. Le décollage a été retransmis en direct par Arianespace. Gaia mesurera avec une précision inégalée la distance d'un milliard d'étoiles de notre galaxie.

Si tout va bien, Gaia sera positionné à environ 1,5 million de kilomètres de la Terre. Sa mission doit durer cinq années, pendant lesquelles le satellite localisera un milliard d'étoiles, chacune étant observée environ 70 fois. Plus de 99% d'entre elles n'ont jamais eu leur distance mesurée avec précision

Synchroniser le scanning de l'Univers

Comme Gaia est un satellite en rotation, composé de deux téléscopes, il s'agit de synchoniser parfaitement la prise d'images successives: d'où la présence de deux horloges atomiques neuchâteloises, fabriquées par Spectratime, à Neuchâtel, filiale du groupe français Orolia. "Le projet a démarré en 2008", indique Pascal Rochat, directeur de Spectatime, qui est également le fournisseur, pour l'Agence spatiale européenne, des horloges atomiques du système de navigation Galileo. Pour la mission Gaia, les horologes neuchâteloises serviront dont à "synchroniser précisément le scanning de l'Univers", précise Pascal Rochat.

20 millions pour la Suisse

Une autre entreprise de la région, Syderal, à Gals, a également réalisé un important équipement pour cette mission européenne d'envergure, qui prend la suite du satellite Hipparcos, lancé en 1989. En tout, les contributions suisses à cette mission se montent à 20 millions de francs.

 


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