12.05.2019, 12:22

Des caves ouvertes neuchâteloises entre tradition et renouveau

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Raymond, avec deux amis, dans la cave du domaine Brunner, à Bevaix.

Terroir Les encaveurs neuchâtelois ont ouvert leurs portes ce week-end. L'occasion de découvrir les vins de l'un des domaines qui vit un renouveau.

Ni trop chaud, ni trop rincé, une météo idéale pour une virée dégustative. Samedi en fin de matinée, alors que les caves ouvertes battaient leur plein sur le Littoral neuchâtelois, nous sommes allés prendre la température à Bevaix, dans une entreprise familiale qui vit une petite révolution.

Au domaine Brunner, nous tombons tout d’abord sur Raymond, venu de Boudry avec Caryne et Jean-Paul. «Chaque année on fait une tournée, en choisissant une région. Nous avons commencé aux caves de la Béroche et nous irons chez Vouga et éventuellement Porret, à Cortaillod.» Et la sagesse est de mise face aux caprices de la météo: «Si on voit l’averse, on reste dans la cave!» Cette adresse bevaisanne est une découverte. «On nous a dit qu’il fallait venir goûter le gamaret. Le chardonnay barrique est déjà pas mal», relève Caryne.

Rajeunissement

Chez les Brunner, le changement est en marche. Yaël, 30 ans, est en train de succéder à son petit cousin Olivier. Ce natif des Verrières, qui s’est fait la main dans la région aux domaines de Chambleau et Saint-Sébaste, ainsi qu’à Sierre, en Valais, connaît bien le terroir dont il aura à terme la responsabilité: «Depuis tout petit j’ai fait les vendanges avec mes cousins.» Et il apprécie le domaine: «A la Pointe du Grain, nous avons les plus belles vignes du canton!»

Olivier Brunner, à gauche, et son petit cousin Yaël. Crédit: Muriel Antille

«Il y a un très bon matériel de base. Par contre, il faut rajeunir notre image», explique l’oenologue. Ce travail a commencé par de nouvelles étiquettes pour les bouteilles. Pour ce faire, Yaël a pu compter sur le soutien de son épouse et de son beau-frère, qui ont une imprimerie à Couvet.

Le renouveau passe aussi par la vigne. «Nous avons arraché des plants vieux de 35 ans pour les remplacer par des sélections plus qualitatives.»

Du «bio alternatif»

Au niveau des traitements, le «bio alternatif» est privilégié, en accord avec Olivier, qui explique l’enjeu: «Ce qui me gêne avec le bio, c’est que l’on se concentre sur l’absence de produits de synthèse. On ne tient pas compte de la consommation d’énergie. Quand on fait du bio, il faut plus d’eau et de passages avec les machines, car les produits sont moins efficaces. Or, on peut utiliser quelques produits de synthèse, qui sont de plus en plus naturels.»

Soucieux de développement durable, Yaël pense que «le bio est une mode, qui passera. Mais l’écologie est une tendance.» Son petit cousin nuance: si «une partie des gens demandent du bio, la grande distribution ne doit pas pour autant forcer les producteurs à passer au bio».

Tandis que nous achevons notre échange avec Yaël et Olivier, la bonne humeur irradie encore à la cave. Une belle éclaircie invite à prendre l’air.


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