14.11.2017, 16:52

Chômage des 50 ans et plus: vos réactions

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La problématique des chômeurs de plus de 50 ans a fait réagir nos lecteurs.

Emploi La problématique du chômage chez les personnes de plus de 50 ans n’a pas laissé nos lecteurs indifférents. Voici quelques-unes des nombreuses réactions des internautes sur les réseaux sociaux.

Le témoignage, dans nos quotidiens et sur ArcInfo, de Philippe (prénom d’emprunt), un quinquagénaire au chomâge, en galère depuis 2010, a fait réagir nos lecteurs. Plusieurs connaissent des situations similaires. «35 ans d’expérience dans le métier de boucher et pendant 2 ans rien... Trop qualifié, pas le bon profil, etc. J’ai retrouvé du travail dans une autre branche. A un salaire de sortie d’apprentissage, alors génial pour l’économie…», témoigne un internaute. «On m'a dit en face que j'avais toutes les compétences requises, mais que vu mon âge, 54 ans, ils n’allaient pas me prendre, qu'ils recherchaient une personne de 35 ans maxi, que je coûtais trop cher», raconte un autre.

Beaucoup soulignent le paradoxe consistant à vouloir relever l’âge de la retraite alors que les travailleurs de plus de 50 (voire 35…) ans sont considérés comme «seniors», donc trop vieux et trop chers: «A 45 ans nous sommes trop vieux pour le travail et la classe politique veut nous faire travailler jusqu'à 67 ans, trouvez l'erreur». Un autre internaute témoigne: «Perdre son emploi à 57 ans, c'est perdre l'estime de soi... Perdre confiance en soi, perdre son identité, pas de travail, car on coûte trop cher en charges sociales, on est déjà trop vieux... quelle souffrance! On veut nous faire travailler jusqu'à 67 ans, mais où va-t-on ?»

Dur aussi pour les jeunes

Les plus de 50 ans ne sont pas les seuls qui connaissent des situations difficiles. De nombreux jeunes ont également réagi : «Une année et demie de chômage après avoir été virée après sept ans. Un entretien, un job d’intérim et jeté comme une vieille chaussette après deux mois, sans aucune raison valable. Je n'ai pas 50 ans, j'en ai 25, mais c’est un cauchemar pour trouver un job», témoigne une jeune femme.

«J’ai un CFC de maçon, j’ai travaillé dans plusieurs métiers du bâtiment, dans les soins à l’hôpital, en horlogerie, dans le transport de meubles et comme magasinier, dans la surveillance dans les trains CFF et, dernier boulot, je suis sapeur-pompier volontaire. Au final, je suis à l’aide sociale et aucune aide du chômage ni de l’aide sociale ni du canton pour trouver un emploi en CDI», déplore un autre internaute.

Enfin, plusieurs personnes s’en prennent aux travailleurs frontaliers, accusés d’être responsables du problème. «Les employeurs devraient être forcés à engager "local" et pas hors frontières», écrit ainsi un lecteur.

>> Le témoignage de Philippe (prénom d'emprunt) a encouragé d'autres seniors neuchâtelois en prise avec le chômage à nous contacter.


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