23.02.2018, 19:31

Action pour l'"equal pay day" au marché de Neuchâtel

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Bien qu’inscrite dans la Constitution, l’égalité salariale n’est toujours pas une réalité.

égalité L'associatio BPW Neuchâtel se mobilisera ce samedi au marché de la capitale afin de mettre en évidence l’«equal pay day». Soit le jour jusqu’auquel une femme doit travailler en Suisse pour atteindre le salaire qu’un homme a touché au 31 décembre de l’année précédente.

Si vous croisez plusieurs personnes portant le même sac rouge ce samedi au marché de Neuchâtel, c’est plus qu’une coïncidence. Surtout si le sac en question fait référence aux inégalités salariales qui, aujourd’hui encore, affectent les femmes.

«Et pourtant, ces inégalités sont anticonstitutionnelles», martèle Souad Hachler, vice-présidente du BPW Neuchâtel (pour Business and Professional Women), à l’origine de cette distribution, prévue entre 9h30 et 10h30 sur la place du Marché. «En accord avec les maraîchers», insiste notre interlocutrice, qui précise que des biscuits seront offerts avec les cafés par certains établissements de la ville.

Une manière sympathique de mettre en évidence l’«equal pay day». Soit le jour jusqu’auquel une femme doit travailler en Suisse pour atteindre le salaire qu’un homme a touché au 31 décembre de l’année précédente. «La première fois qu’a eu lieu cette journée, qui est d’envergure nationale, la date était en avril...» poursuit Souad Hachler. Il y a donc progrès, mais «très médiocre».

De 21 à 15 pour cent

Citant les chiffres de l’Office fédéral de la statistique, elle constate que l’écart salarial entre hommes et femmes était de 21% il y a dix ans. Actuellement, il est encore de 15,1%.

«Cela fait donc dix ans que nous menons des actions ‘coup de poing’en ville de Neuchâtel. Avec nos petits moyens, nous tentons de sensibiliser un public large aux inégalités salariales liées au genre. Ce d’autant que nous savons que les femmes sont moins à l’aise que les hommes pour revendiquer des augmentations auprès de leur patron.» Question de culture. D’éducation sans doute aussi.

Enseignante dans un lycée, Souad Hachler se dit parmi les privilégiées. La Ville et le canton de Neuchâtel constituent les rares collectivités qui se sont engagées à placer au même niveau leurs collaboratrices et leurs collaborateurs. Certaines entreprises, mais encore trop peu aux yeux des BPW, se battent pour obtenir le label «equal salary». A Neuchâtel, c’est le CSEM qui, le premier, l’a décroché. Et c’est une femme qui était en charge des ressources humaines.

Toutes les inégalités

«Je suis d’autant plus à l’aise que je ne me bats pas pour moi, mais pour mettre fin à toutes ces inégalités, qu’elles soient liées au genre, à la nationalité ou entre handicapés et personnes valides», conclut Souad Hachler, qui s’engage aussi pour que davantage de femmes accèdent à des conseils d’administration. Non pas des femmes «prétextes», mais bien choisies en raison de leurs compétences.


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