Wikipédia, «dinosaure» de l’internet non marchand, fête ses 20 ans

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Informatique L’encyclopédie en ligne gratuite créée en 2001 est aujourd’hui le septième site le plus visité au monde et compte plus de 55 millions d’articles disponibles.

 15.01.2021, 15:45
Septième site le plus visité au monde, Wikipédia compte plus de 55 millions d'articles publiés.

«Wikipédia, c’est quand même le plus grand bien commun numérique que nous ait livré internet»: l’encyclopédie en ligne gratuite, l’un des derniers «dinosaures» de l’internet libertaire et participatif, fête ses 20 ans avec plusieurs défis à relever.

Créée le 15 janvier 2001 par l’Américain Jimmy Wales avec un but non lucratif, Wikipédia ambitionne de réunir sur une même plateforme en ligne les savoirs de la planète grâce à des millions de contributeurs bénévoles.

Objectifs: les pays en développement

Le succès fut immédiat. Le premier site a été développé en anglais, les Wikipédia allemand et suédois ont suivi en mars 2001, et peu après dix autres, dont le français, l’italien, le chinois, le russe et le catalan.

 

 

Pour l’avenir, Jimmy Wales espère que Wikipédia va essaimer dans les pays en développement: 

Septième site le plus visité au monde, Wikipédia compte plus de 55 millions d’articles publiés dans 309 langues. Le contenu de chaque site est autonome: pas de traductions, mais des contributions originales, parfois complétées par des robots à partir de données publiques.

Fiabilité importante

Aux antipodes de l’encyclopédie traditionnelle rédigée par des experts reconnus, ce recueil de savoirs compilés par des amateurs, souvent anonymes, s’est attiré d’innombrables critiques et l’hostilité de certains milieux académiques.

«Lorsqu’on connaît plus en détail la façon dont Wikipédia est surveillée, les articles sont écrits et la communauté échange, on peut quand même considérer qu’il y a un niveau de fiabilité globale qui est important», estime Lionel Barbe, maître de conférences à l’Université Paris-Nanterre.

Manque de diversité

Reste un problème de diversité dans les sources et thématiques abordées, avec des angles morts sur des sujets liés aux pays en développement. En cause, le profil des contributeurs, majoritairement originaires des Etats-Unis et des pays occidentaux.

Malgré tout, à l’heure du triomphe des Gafam, l’encyclopédie en ligne fait figure de rare rescapée de l’utopie participative du web libertaire, conçu comme «un réseau décentralisé d’échange et de connaissances», rappelle Lionel Barbe. Pour lui, «Wikipédia, c’est quand même le plus grand bien commun numérique que nous ait livré internet».

ATS

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