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Venezuela: manifestation monstre contre le président vénézuélien à Caracas

Au 50e jour de protestation, les opposants au président vénézuélien étaient des dizaines de milliers à manifester samedi dans les rues des grandes villes.

21 mai 2017, 08:42
A Caracas, ils étaient plus d'une dizaine de milliers à tenter d'atteindre le ministère de l'intérieur, sous les tirs de grenades lacrymogènes des forces de l'ordre.

Des dizaines de milliers d'opposants ont défilé samedi au Venezuela pour exiger le départ du président socialiste Nicolás Maduro, au cinquantième jour de la vague d'actions de protestation. Ils ont dénoncé la "dictature" de l'héritier de Hugo Chávez.

A Caracas, ils étaient plus d'une dizaine de milliers à tenter d'atteindre le ministère de l'intérieur, sous les tirs de grenades lacrymogènes des forces de l'ordre, a constaté l'AFP.

A San Cristobal, dans l'Etat du Tachira, frontalier de la Colombie, ils étaient plus de 40'000 à défiler, selon une estimation de l'AFP, malgré une situation tendue après le déploiement de 2600 militaires consécutif à une série de pillages et d'attaques contre des installations de la police et de l'armée.

"Pour ce 50e jour de résistance, nous allons organiser la plus grande démonstration de force de cette période", a déclaré Juan Andrés Mejia, un des jeunes députés à la tête des protestataires. Celle-ci est toutefois restée en deçà des centaines de milliers de participants aux marches du 19 avril.

47 morts

Ils étaient plus de 10'000 rassemblés sur la principale autoroute de Caracas, parsemée de barricades faites de troncs d'arbres, de pierres, ainsi que d'un énorme réservoir métallique pour se protéger de la police.

Selon le dernier bilan du parquet, les incidents qui se produisent désormais quasi quotidiennement ont fait 47 morts. D'après l'ONG Foro Penal, on compte aussi des centaines de blessés, quelque 2200 personnes interpellées et au moins 161 incarcérées sur ordre des tribunaux militaires.

L'opposition souhaite des élections anticipées et rejette la décision du chef de l'Etat de convoquer une assemblée constituante pour réviser la constitution de 1999. Elle estime qu'il s'agit d'une manoeuvre en vue de repousser la présidentielle prévue pour fin 2018.

Sept Vénézuéliens sur dix souhaitent le départ du président Maduro, d'après les sondages. Une profonde crise économique et sociale attise la colère populaire dans ce pays pétrolier ruiné par la chute des cours du brut, frappé par de graves pénuries d'aliments et de médicaments et une criminalité hors contrôle.

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