03.08.2015, 09:18

La pollution cause un million de morts

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Plus d'1,3 million de personnes meurent prématurément chaque année dans le monde en raison de la pollution atmosphérique dans les villes. Sans surprise, les villes de pays émergents et en développement rapide sont parmi les plus polluées de la planète.

Pour la première fois, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a établi une base de données sur la pollution de l'air dans 1100 villes de 91 pays. La situation est la plus grave dans les pays en développement rapide, alors qu'elle est plus ou moins sous contrôle dans les pays les plus avancés, a indiqué hier à Genève l'agence de l'ONU.

L'OMS a fixé un seuil de 20 microgrammes par mètre cube pour la concentration annuelle moyenne des particules fines d'une taille égale ou inférieure à 10 micromètres. Sur 91 pays qui ont fourni des données, des villes dépassent ce seuil dans 80 pays.

La pollution de l'air (plus de cent microgrammes par mètre cube) est la plus élevée en Mongolie (279), au Botswana (216), au Pakistan (198), au Sénégal (145), en Arabie saoudite (143), en Egypte (138), dans les Emirats (132), au Nigéria (124), en Iran (124), au Koweit (123), au Bangladesh (120), en Inde (109), au Népal (106). La Chine arrive à une concentration moyenne de 98 microgrammes par mètre cube.

La Suisse avec une moyenne de 22 microgrammes se classe parmi les meilleurs élèves, avec la Norvège, les Etats-Unis, la Nouvelle-Zélande, l'Irlande, le Canada, les Etats baltes, l'Ile Maurice ou encore l'Australie. Selon les chiffres de 2008, Zurich dépasse très légèrement la cible de l'OMS (21 PM10), Berne un peu plus (24 PM10).

En Europe, la Grèce (44) et l'Italie (37) sont les pays avec la plus forte concentration moyenne annuelle. La France (27) et l'Allemagne (25) dépassent légèrement le seuil de l'OMS.

Certaines villes atteignent des concentrations de plus de 200 microgrammes par mètre cube: parmi elles, Lahore au Pakistan, Kanpur dans l'Uttar Pradesh en Inde, Gaborone au Botswana, ou encore Oulan-Batar en Mongolie.

L'OMS précise toutefois qu'aucun classement n'est possible à ce stade, car de nombreuses villes n'ont pas fourni de données. «Les villes les plus polluées ne contrôlent pas la pollution de l'air», a déclaré la directrice de l'OMS pour la santé publique et l'Environnement Maria Neira.

La pollution de l'air en milieu urbain accroît le risque de maladies respiratoires aiguës (pneumonies), et chroniques (cancer du poumon) ainsi que de maladies cardio-vasculaires.

L'OMS estime qu'une réduction de la concentration annuelle moyenne de particules PM10 de 70 à 20 microgrammes par mètre cube devrait entraîner une baisse de 15% de la mortalité. L'agence de l'ONU espère que sa base de données contribuera à augmenter la pression sur les dirigeants politiques et économiques. / ats


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