25.03.2016, 14:43

L'armée syrienne reprend la citadelle de Palmyre à l'Etat islamique

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Les terroristes de Daech auraient subi de "lourdes pertes" lors de l'assaut.

Syrie L'armée syrienne a repris, ce vendredi, la citadelle de Palmyre au groupe Etat islamique. Les djihadistes auraient subi de lourdes pertes lors de l'assaut.

L'Armée syrienne a repris vendredi au groupe Etat islamique la citadelle de Palmyre, qui domine la ville antique, a annoncé une source militaire citée par la télévision officielle syrienne. L'EI s'était emparé de ce château-fort le 23 mai 2015 et y avait érigé son drapeau. Il contrôlait depuis la ville de Palmyre et ses ruines.

 

"Nos forces armées, en coordination avec les (miliciens) des Forces de défense nationale, ont pris le contrôle de l'ancienne citadelle de Palmyre, après avoir infligé de lourdes pertes aux terroristes de Daech (acronyme arabe de l'EI)", a indiqué cette source militaire.

Le château-fort a été construit par les Mamelouks au 13e siècle sur la colline surplombant le site antique. Ce monument islamique a pris ensuite le nom de Fakhredine, du nom de l'émir druze qui contrôla la cité au 16e siècle. Le château ainsi que le site antique de Palmyre sont classés au Patrimoine mondial de l'humanité.

 

Enfin la joie

Le directeur des Antiquités syriennes, Maamoun Abdoulkarim, a de son côté déclaré que la défaite des djihadistes à Palmyre serait une victoire pour le monde entier. "Après la tragédie que nous vivons en Syrie depuis 5 ans, et après dix mois d'occupation à Palmyre, c'est la première fois que nous ressentons de la joie", a-t-il dit à l'agence Reuters.

"Nous prions pour que la victoire soit rapide afin de limiter les dégâts. Palmyre, sous le contrôle des djihadistes, c'était la perte de toute une civilisation", selon M. Abdoulkarim.

La reprise de Palmyre est une étape capitale dans l'entreprise de reconquête que mène le régime de Damas avec le soutien des forces russes, de miliciens chiites du Hezbollah et de militaires iraniens.

 

L'Unesco soulagé

L'EI a détruit ces derniers mois plusieurs monuments de la cité antique de Palmyre, classée au patrimoine mondial de l'Unesco.

En octobre dernier, les djihadistes ont fait sauter un arc de triomphe datant de l'époque romaine. Auparavant, ils avaient détruit deux temples dédiés à Bel et à Baalshamine. Ils ont aussi assassiné l'ancien directeur du site, Khaled Assaad, qui était âgé de 82 ans.

L'Unesco, l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture, avait alors dénoncé des "crimes de guerre".

L'agence a salué la perspective de la reprise de Palmyre qui porte, selon elle, "à la fois la mémoire du peuple syrien et les valeurs de diversité culturelle, de tolérance et d'ouverture qui ont fait de cette région le berceau de la civilisation" a déclaré la directrice générale de l'Unesco Irina Bokova.

"Depuis un an, le saccage de Palmyre est le symbole du nettoyage culturel qui sévit au Moyen-Orient. Le dynamitage et le dépeçage de ses trésors, dans le but de briser tout un peuple", a-t-elle dit.

 

 

ATS

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