27.10.2016, 11:52

"Jungle" de Calais: début des gros travaux de déblaiement

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Crise migratoire Jeudi matin à Calais, les travaux de déblaiement on débuté dans la "Jungle" quasi déserte. Près de 5600 migrants ont été évacués.

Les gros travaux de déblaiement de la "Jungle" de Calais, vaste camp de migrants dans le nord de la France, ont commencé jeudi matin dans la partie ouest du camp, quasiment désertée. Des dizaines de migrants, dont des mineurs, erraient dans les décombres du site.

Selon les autorités françaises, qui ont annoncé mercredi "la fin de la Jungle" après l'évacuation de près de 5600 personnes, "il n'y a plus personne" dans le camp, investi par les forces de l'ordre. Mais l'AFP a constaté que des dizaines de migrants ont passé la nuit sur place, certains serrés les uns contre les autres pour lutter contre le froid.

Jeudi matin, les forces de l'ordre ont repoussé sans violence des dizaines de jeunes, dont des mineurs, qui s'étaient massés devant le centre de transit désormais fermé.

Dans le même temps, les gros travaux de déblaiement ont débuté peu après le lever du soleil. Une grosse pelleteuse accompagnée de deux engins d'évacuation arrachait les abris situés dans la partie ouest du camp. Des forces de l'ordre ont été déployées pour empêcher les curieux, des journalistes et une poignée de migrants d'y accéder.

 

 

Le plus grand bidonville de France abritait encore la semaine dernière 6400 personnes selon les autorités, principalement venues du Soudan, d'Erythrée et d'Afghanistan, 8100 selon les associations. Quelque 5600 d'entre eux ont été répartis dans des centres d'accueil en France.

Londres et Paris interpellés

En partant, certains migrants ont incendié leurs abris de fortune et le feu s'est propagé mercredi dans tout le camp, notamment dans l'allée centrale du camp, récemment bordée de commerces informels, réduits en cendres et poussières.

Certains de ceux qui restaient souhaitaient prendre un bus pour un centre d'accueil officiel, mais semblaient ignorer que le centre de transit avait officiellement fermé ses portes la veille, les autorités souhaitant éviter un "appel d'air".

Des dizaines de jeunes, se disant tous mineurs, espéraient toujours pouvoir s'enregistrer pour l'Angleterre, en vertu des accords franco-britanniques concernant l'accueil des mineurs isolés outre manche.

En France, le "Défenseur des droits", une autorité chargé de veiller au respect des droits de l'Homme, a appelé Londres et Paris à "accélérer les formalités" en vue de l'accueil des mineurs en Grande-Bretagne au nom de "la réunification familiale" ou de la "vulnérabilité".

ATS

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