20.09.2016, 07:23

Fausse alerte terroriste à Paris: un adolescent de 16 ans arrêté

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Cet appel à une heure d'affluence dans le centre de la capitale avait déclenché une vaste opération de police.

Terrorisme L'un des deux "hackers" soupçonnés d'être à l'origine de la fausse alerte attentat survenue samedi à Paris a été arrêté lundi. Le deuxième adolescent était toujours recherché lundi soir.

L'un des deux adolescents soupçonnés d'être à l'origine de la fausse alerte, qui a provoqué samedi à Paris, en France, une vaste opération antiterroriste, a été arrêté lundi, a-t-on appris de sources proches de l'enquête. Il a été placé en garde à vue.

Le deuxième jeune, âgé de 17 ans, était toujours recherché lundi soir, a-t-on appris de même source.

L'adolescent, interpellé dans l'est de la France et âgé de 16 ans, est soupçonné d'être l'un des deux "hackers", qui ont piraté la ligne téléphonique d'une église du centre de Paris pour appeler les forces de l'ordre et leur faire croire qu'une prise d'otages y était en cours.

Lorsque les policiers ont vérifié la provenance de l'appel, ils ont constaté qu'il venait bien de l'église, ce qui a rendu la menace d'autant plus crédible, ont expliqué des sources proches de l'enquête. Et l'appel des "hackers" contenait de nombreux éléments précis, comme le nombre d'otages et d'assaillants, ont-elles ajouté.

 

 

Habitants évacués

Cet appel à une heure d'affluence dans le centre de la capitale avait déclenché une vaste opération de police. Le secteur avait été bouclé et des habitants évacués ou confinés.

Via une nouvelle application pour smartphone, les autorités avaient délivré un message "église - alerte attentat". Alors que la France vit dans la crainte de nouvelles attaques djihadistes, cette opération avait créé un vif émoi, notamment sur les réseaux sociaux, avant la levée rapide de l'alerte.

Le parquet de Paris a ouvert ce week-end une enquête pour "dénonciation de crime imaginaire" et "divulgation de fausses informations afin de faire croire à une destruction dangereuse". Ces chefs d'accusation sont passibles de six mois à deux ans d'emprisonnement et de 7500 à 30'000 euros d'amende (8200 à 33'000 francs).

Le ministre français de l'intérieur Bernard Cazeneuve a annoncé lundi que l'État allait se constituer partie civile afin "d'obtenir réparation".

Dimanche soir, le magazine L'Obs a publié sur son site Internet un entretien avec deux jeunes de 16 et 17 ans, revendiquant être à l'origine de la fausse alerte, dans l'unique but de "rechercher le 'buzz'".

ATS

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