04.06.2020, 18:48

Etats-Unis: un Américain détenu en Iran libéré, Donald Trump remercie la Suisse

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Les autorités américaines n’ont pas fait de commentaire.

POLITIQUE Le président américain Donald Trump a remercié dans un tweet la Suisse pour son aide dans le cadre de la libération d'un ancien militaire, arrêté en 2018 en Iran. Les autorités américaines n’ont pas fait de commentaire.

L'Iran a libéré un prisonnier américain, l'ex-militaire Michael White, au lendemain de l'arrivée à Téhéran d'un scientifique iranien relâché par Washington. Dans un Tweet, le président Donald Trump a remercié jeudi la Suisse pour son "aide formidable".

Michael White, un ex-militaire de la marine américaine arrêté en juillet 2018 en Iran, "est dans un avion suisse qui vient de quitter l'espace aérien iranien", a déclaré Donald Trump dans un message publié sur le réseau social. Il a précisé qu'il serait "très bientôt" auprès de sa famille en Amérique.

 

 

Le président des Etats-Unis a promis de continuer à oeuvrer pour "la libération de tous les Américains tenus en otage à l'étranger" - un dossier sur lequel il a obtenu plusieurs succès depuis trois ans.

Fin d'un "cauchemar"

La mère de Michael White avait auparavant annoncé cette libération. "Au cours des 683 derniers jours mon fils, Michael, a été retenu en otage en Iran par les Gardiens de la révolution", l'armée idéologique de la République islamique, a déclaré Johanne White dans un communiqué.

"J'ai vécu un cauchemar. Je suis heureuse d'annoncer que le cauchemar est terminé et que mon fils est sur le chemin du retour à la maison, sain et sauf", a-t-elle ajouté.

 

 

Cette libération intervient au lendemain du retour en Iran d'un scientifique iranien, Cyrus Asgari. Cet homme de 59 ans a été relâché par les Etats-Unis où il avait été acquitté après près de trois ans de détention pour espionnage.

Echange de prisonniers ?

Les autorités américaines n'ont pas précisé à ce stade s'il s'agissait d'un échange de prisonniers, comme il y en a encore eu fin 2019 entre les deux pays ennemis sans relations diplomatiques.

Michael White avait été condamné en mars 2019 à dix ans de prison pour avoir insulté le guide suprême Ali Khamenei et diffusé des photos personnelles sur les réseaux sociaux, selon son avocat. A la mi-mars, il avait bénéficié d'une permission de sortie pour raisons "médicales" et "humanitaires", à condition qu'il ne quitte pas le pays.

A lire aussi : Etats-Unis: l'avocat personnel de Trump dérape à la TV britannique

Dans un premier temps après cette permission, Michael White avait été confié à l'ambassade de Suisse à Téhéran, qui représente les intérêts américains sur place.

A Zurich

La Confédération avait déjà été en première ligne lors du dernier échange de détenus, en décembre: l'Iran avait libéré l'Américain Xiyue Wang et les Etats-Unis l'Iranien Massoud Soleimani. Selon des photographies, l'aéroport de Zurich a été le théâtre de l'échange.

Plusieurs Irano-Américains, l'homme d'affaires Siamak Namazi, son père Bagher, ainsi que l'écologiste Morad Tahbaz sont encore détenus en Iran et les Etats-Unis réclament leur libération.

A la mi-mai, les autorités iraniennes avaient assuré vouloir échanger "tous les prisonniers" avec Washington. Mais le responsable du département américain de la Sécurité intérieure, Ken Cuccinelli, avait accusé Téhéran de "temporiser".

"Envoyez l'avion"

"Nous avons onze de vos concitoyens en situation irrégulière que nous tentons de renvoyer dans votre pays", a-t-il lancé sur Twitter. "Envoyez l'avion!" Finalement, seul Cyrus Asgari a été renvoyé en Iran à ce stade.

Les relations déjà très tendues entre les deux pays traversent une phase glaciale depuis que Donald Trump a claqué la porte en 2018 de l'accord international conclu trois ans plus tôt pour éviter que la République islamique ne se dote de l'arme nucléaire. Le milliardaire républicain, jugeant ce texte trop faible, a rétabli et même renforcé les sanctions américaines. En retour, l'Iran a commencé à se désengager des contraintes bridant son programme atomique.

Les tensions ont connu leur apogée début janvier lorsque l'armée américaine a tué, dans une frappe à Bagdad, le puissant général iranien Qassem Soleimani. Les représailles de Téhéran sont toutefois restées limitées

ATS

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