26.10.2018, 21:34

Etats-Unis: le suspect arrêté dans l'affaire des colis piégés risque jusqu'à 58 ans de prison

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Le chef du FBI Christopher Wray a précisé que 13 engins explosifs avaient été envoyés à travers les Etats-Unis. (illustration)

Etats-Unis Inculpé de cinq chefs d'accusation, le suspect arrêté dans l'affaire des colis piégés risque jusqu'à 58 ans de prison. Treize engins explosifs ont été envoyés à travers le pays.

Les autorités américaines ont confirmé vendredi avoir arrêté un suspect en Floride dans l'enquête sur les colis suspects visant des personnalités démocrates et hostiles au président. Il s'agit d'un sympathisant pro-Trump aux nombreux antécédents judiciaires.

Le ministre de la Justice, Jeff Sessions, a confirmé que l'homme arrêté quelques heures plus tôt dans la région de Fort Lauderdale, en Floride, se nommait Cesar Sayoc, et qu'il avait été inculpé de cinq chefs d'accusations fédéraux, y compris l'envoi illégal d'explosifs, qui lui font risquer jusqu'à 58 ans de prison.

Il a été identifié grâce à ses empreintes digitales, retrouvées sur au moins un des paquets, a précisé le directeur du FBI Christopher Wray. Treize engins explosifs - composés de bouts de tuyaux en PVC, de fils électriques, de piles et d'un réveil - ont été au total envoyés à travers les Etats-Unis. "Il se pourrait qu'il y ait d'autres paquets", a ajouté M. Wray.

 

 

Les autorités n'ont cependant confirmé aucune des informations qui ont émergé ces dernières heures, à savoir que Cesar Sayoc, 56 ans, avait de nombreux antécédents judiciaires, et qu'il avait notamment proféré des menaces d'explosions à la bombe en 2002, qui lui auraient valu un an de liberté surveillée.

Motivations pas évoquées

Alors que cette affaire a tendu le climat en pleine campagne pour les législatives américaines du 6 novembre, le directeur du FBI a également refusé d'évoquer les possibles motivations du suspect. Les autorités ont saisi sa camionnette et les médias américains ont montré des images du véhicule recouvert d'autocollants pro-Trump.

"Il est trop tôt à ce stade pour discuter des motivations dans cette affaire", a déclaré M. Wray. "Nous nous préoccupons de tous les gens qui commettent des actes de violence, quelles que soient leurs motivations".

Le président Donald Trump avait lui aussi refusé d'évoquer toute motivation politique, annonçant cette arrestation un peu plus tôt en ouverture d'une réception à la Maison Blanche retransmise à la télévision. Il avait simplement salué "le travail incroyable" de la police fédérale (FBI) et dénoncé des "actes de terreur ignobles".

"Nous ne pouvons laisser la violence politique prendre racine en Amérique", avait-il ajouté. "Les Américains doivent s'unir et montrer au monde que nous sommes unis, dans la paix, l'amour et l'harmonie".

S'il se confirme que le suspect était un partisan de Donald Trump, cela risquerait d'attiser encore davantage des tensions déjà très vives à l'approche des élection de mi-mandat, déterminantes pour la suite de la présidence du milliardaire.

ATS

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