24.07.2017, 10:10

États-Unis: le gendre de Trump, Jared Kushner, a nié toute collusion avec la Russie lors de son audition devant le Sénat

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Les élus veulent notamment l'entendre sur une rencontre avec l'avocate russe Natalia Vesselnitskaïa.

Enquête Toutes les oreilles étaient tendues vers Washington lundi, alors que le Sénat entendait la défense de Jared Kushner, le gendre de Trump, sur ses liens avec la Russie. Il a nié toute collusion durant la campagne électorale.

Jared Kushner, le gendre et très proche conseiller de Donald Trump, était le premier membre du cercle rapproché du président américain à s'expliquer sur ses liens avec la Russie devant le Congrès lundi. Il a nié toute collusion durant la campagne.

Pendant plus de deux heures, dans une salle cernée par les caméras et devant les enquêteurs de la commission du Renseignement du Sénat, l'homme de 36 ans a nié toute collusion durant la campagne avec les Russes. "Tous mes actes ont été appropriés, dans le cadre normal d'une campagne sans équivalent", a ensuite déclaré le conseiller à son retour à la Maison Blanche, lors d'une très rare déclaration publique.

"Je n'ai pas commis de collusion avec la Russie, et je ne connais personne au sein de l'équipe de campagne qui l'ait fait. Je n'ai eu aucun contact inapproprié", a-t-il répété. Il avait auparavant publié une déclaration écrite de onze pages à l'intention du Congrès, où il se rendra à nouveau mardi, cette fois devant la commission du Renseignement de la Chambre des représentants.

Les élus voulaient l'interroger depuis longtemps. Son nom est apparu à plusieurs reprises depuis des mois, notamment en raison de rencontres avec plusieurs personnes russes avant et après l'élection.

 

Des rencontres avec l'ambassadeur russe et un proche de Poutine

Jared Kushner confirme qu'il a bien vu l'ambassadeur russe aux Etats-Unis deux fois ainsi qu'un banquier proche de Vladimir Poutine, Sergueï Gorkov, à sa demande. Il se souvient aussi d'avoir participé quelques minutes à une étrange réunion avec une avocate russe organisée par son beau-frère, Donald Trump Jr., en juin 2016. Quatre rencontres au total, allant d'une minute à une vingtaine.

Mais il plaide une relative inexpérience et replace ces réunions parmi des milliers de rendez-vous, coups de fil et messages échangés dans une période frénétique. Il raconte que lorsque son beau-père lui a demandé d'être le point de contact de la campagne pour les gouvernements étrangers, il a demandé conseil à Henry Kissinger.

Au total, dit-il, il a eu plus d'une centaine de contacts avec des responsables de plus de 20 pays. "Je n'ai pas eu de contacts inappropriés. Je ne dépendais pas de fonds russes pour financer mes affaires dans le secteur privé", martèle M. Kushner.

Les sanctions américaines pas évoquées

Et jamais, assure-t-il, la question des sanctions américaines contre Moscou n'a été évoquée. Son message, à chaque fois, a été de proposer un nouveau départ dans la relation bilatérale.

Enfin, il est vrai qu'il a demandé si le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, Michael Flynn, pouvait recevoir des informations militaires russes sur la Syrie depuis la ligne sécurisée de l'ambassade russe à Washington, mais selon lui, le but n'était pas d'établir une ligne secrète de communication.

Il s'agissait seulement de rassurer les généraux russes. Finalement cette ligne n'a jamais été utilisée, écrit-il.

ATS

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