14.01.2016, 15:29

Emissions polluantes: 3 sites de Renault inspectés

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Selon un responsable de la CGT, les perquisitions ont eu lieu jeudi et vendredi matin de la semaine passée.

Dans le cadre de l'enquête sur les émissions polluantes du diesel lancée par le gouvernement après l'affaire Volkswagen, trois sites de Renault ont été inspectés. Suite à cette annonce, le titre a chuté en Bourse.

Renault a annoncé jeudi que la Direction de la concurrence s'était rendue sur trois de ses sites dans le cadre de l'enquête sur les émissions polluantes du diesel lancée par le gouvernement après l'affaire Volkswagen. Dans la foulée, le titre a dévissé en Bourse.

Dans un communiqué, le constructeur automobile souligne toutefois que les premiers résultats des tests menés actuellement par le ministère de l'Ecologie sur 100 véhicules de différentes marques ne mettraient pas en évidence "la présence d'un logiciel truqueur équipant les véhicules Renault".

Il ajoute toutefois que la Direction générale de la Concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a décidé de procéder à un complément d'investigation "sur pièce et sur site afin de valider définitivement les premiers éléments d'analyse".

"Les tests en cours permettent d'anticiper des solutions d'amélioration pour les véhicules Renault qui sortiront des usines comme pour les véhicules en circulation", a ajouté Renault, sans donner plus de détails sur ce point.

L'action décroche

L'action du groupe a décroché jeudi midi à la Bourse de Paris après l'annonce de cette inspection des autorités françaises de la concurrence.

Vers 14 heures, le titre chutait de 13,7% dans des volumes nourris représentant 3,4 fois leur moyenne quotidienne, accusant ainsi sa plus forte baisse depuis le 10 octobre 2008, 3,5 milliards d'euros (3,8 milliards de francs) de capitalisation boursière s'étant ainsi envolés en quelques heures. Le titre a perdu jusqu'à près de 23% à la mi-journée, avant de limiter partiellement ses pertes.

"L'action se redresse depuis le communiqué de Renault. La chute était franchement exagérée même si le précédent VW a mis tout le monde sur les nerfs et que, le secteur, est depuis sous surveillance", souligne un intervenant sur le marché. "Il y a eu une réaction très forte sur le moment et maintenant, on commence un peu plus à analyser les choses et à s'apercevoir que l'on n'a pas l'annonce d'une fraude", souligne-t-il.

PSA pas touché

PSA Peugeot Citroën, qui utilise une autre technologie de réduction des oxydes d'azote, a indiqué de son côté que les tests effectués sur ses propres véhicules n'avaient montré aucune anomalie et qu'il ne faisait pas l'objet d'un complément d'enquête de la DGCCRF.

Une association allemande de protection de l'environnement avait épinglé fin novembre les émissions polluantes de la nouvelle Renault Espace, accusée de dépasser jusqu'à 25 fois le plafond autorisé en matière d'émissions d'oxydes d'azote (NOx).
ATS

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