08.12.2017, 00:01

Au Royaume-uni, la reine Elizabeth lance «son» porte-avions

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 08.12.2017, 00:01 Au Royaume-uni, la reine Elizabeth lance «son» porte-avions

Par Alain Barluet - Le Figaro

GÉANT DES MERS La reine a participé, hier, à une cérémonie marquant l’entrée dans la Royal Navy du «Queen Elizabeth».

La reine Elizabeth II a participé, hier, sur la base navale de Portsmouth, à la cérémonie, traditionnelle dans la Royal Navy, selon laquelle, lorsqu’un bateau est «commissionné», c’est-à-dire qu’il entre dans les forces, un gâteau est découpé par la femme du commandant et le plus jeune membre de l’équipage. L’événement était exceptionnel à plus d’un titre. Le HMS «Queen...

La reine Elizabeth II a participé, hier, sur la base navale de Portsmouth, à la cérémonie, traditionnelle dans la Royal Navy, selon laquelle, lorsqu’un bateau est «commissionné», c’est-à-dire qu’il entre dans les forces, un gâteau est découpé par la femme du commandant et le plus jeune membre de l’équipage. L’événement était exceptionnel à plus d’un titre. Le HMS «Queen Elizabeth», dont la conception initiale a été lancée en 1999, est le plus gros bateau jamais construit pour la Royal Navy. En juillet 2014, la souveraine britannique s’était rendue pour le baptême du bateau à Rosyth, en Écosse, où il a été assemblé.

L’arrivée du «Queen Elizabeth» marque le retour de la Grande-Bretagne dans le club très fermé des puissances dotées de cette capacité majeure de «projection de puissance». Ce sera le plus grand porte-avions européen – 65 000 tonnes, contre 42 000 tonnes pour le fleuron de la Marine nationale française, le porte-avion Charles de Gaulle.

Premiers essais d’appontage en 2018

Doté d’un pont d’envol de 280 mètres de long et de 70 mètres de large, le «Queen Elizabeth» pourra accueillir jusqu’à 26 avions F-35B à décollage vertical et, selon la configuration, jusqu’à une douzaine d’hélicoptères. Un tremplin situé à l’avant du navire aidera les avions à décoller en brûlant moins de carburant, sans équivaloir toutefois aux performances des systèmes à catapultes. Les deux «îlots», l’un pour le pilotage du bateau, l’autre pour les opérations aériennes, culmineront à 56 mètres, quatre de plus que les chutes du Niagara. Ce géant des mers sera propulsé par deux turbines à gaz, un choix – le non-recours à l’énergie nucléaire – qui pèsera sur l’autonomie à la mer. Celle-ci, n’excédant pas quatre jours, nécessitera de fréquents ravitaillements. L’équipage de 700 marins sera complété par les personnels mettant en œuvre les avions et les hélicoptères, soit au total 1600 hommes à bord.

Les premiers essais d’appontage des F-35 B sont prévus à l’automne 2018, au large des côtes des États-Unis. Le «Queen Elizabeth» devant être opérationnel en décembre 2020 (décembre 2023 en pleine capacité). À cette date, la classe «Queen Elizabeth» devrait s’être étoffée d’un «sister-ship», le porte-avions Prince-de-Galles. Celui-ci devrait être livré fin 2019-début 2020, pour entrer progressivement en capacité opérationnelle à partir de 2023. Alain Barluet - Le Figaro


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