Afghanistan: les Etats-Unis ouvrent la dernière phase de leur retrait

chargement

Paix Les soldats américains ont officiellement commencé à se retirer d’Afghanistan ce samedi 1er mai. Les Talibans critiquent le non-respect de l’échéance du 1er mai prévue dans un accord conclu par Donald Trump.

 01.05.2021, 17:38
Le chef d'état-major américain, le général Mark Milley, a reconnu mercredi ne pas pouvoir exclure l'éventualité d'un chaos total.

Les Etats-Unis commencent officiellement samedi le retrait de leurs derniers soldats d’Afghanistan. Une fois achevé, il sonnera la fin d’une guerre de 20 ans pour eux, mais ouvrira une période de forte incertitude pour un pays sous l’emprise grandissante des talibans.

Dans les faits, le processus de retrait est déjà en cours, selon des responsables américains en Afghanistan, et la date du 1er mai est avant tout symbolique. Il s’agissait de l’échéance choisie lors de l’accord signé en février 2020 au Qatar avec les talibans par l’ancienne administration de Donald Trump, actant ce retrait.

Ces derniers jours, le ciel au-dessus de Kaboul et de la base aérienne toute proche de Bagram s’est plus souvent que d’ordinaire rempli d’hélicoptères américains, chargés de préparer ce grand départ, qui interviendra d’ici le 11 septembre, date du 20e anniversaire des attentats de 2001.

Une «violation» pour les talibans

Pour leur part, les talibans ont estimé que le retrait aurait dû être achevé le 1er mai et que le maintien de troupes après cette date était une «claire violation» de l’accord avec Washington.

«Cela ouvre en principe la voie à nos combattants pour qu’ils prennent les actions appropriées contre les forces d’invasion», a déclaré à l’AFP Mohammad Naeem, un porte-parole du groupe.

L’annonce du départ des Américains n’a fait qu’exacerber la peur de nombreux Afghans, qui redoutent de voir les talibans revenir au pouvoir et imposer le même régime fondamentaliste que lorsqu’ils gouvernaient le pays, entre 1996 et 2001.

Depuis la signature de l’accord de Doha, les talibans se sont abstenus d’attaquer directement les forces étrangères. Mais ils se sont montrés sans pitié avec les troupes gouvernementales, qu’ils ne cessent de harceler dans les campagnes, tout en terrorisant les grandes villes avec des attentats ciblés.

 

 

Le président afghan, Ashraf Ghani, affirme que les troupes gouvernementales, qui depuis plusieurs mois se battent seules sur le terrain – mais parfois avec le soutien aérien des Américains -, sont «pleinement capables» de résister aux insurgés.

Les Etats-Unis étaient intervenus en Afghanistan dans la foulée des attentats de 2001 contre les tours jumelles de New York et le Pentagone. Ils ont chassé du pouvoir les talibans, accusés d’avoir accueilli la nébuleuse djihadiste Al-Qaïda responsable des attentats, avant de s’enliser.

Au plus fort de leur présence, en 2010-2011, quelque 100’000 militaires américains étaient déployés dans le pays. Plus de 2000 Américains et des dizaines de milliers d’Afghans ont été tués au cours de ce conflit.

ATS

Résumé du jour

Ne ratez plus rien de l'actualité locale !

Abonnez-vous à notre newsletter et recevez chaque soir toutes les infos essentielles de la journée!

Recevez chaque soir les infos essentielles de la journée !

Résumé de la semaine

Ne ratez plus rien de l'actu locale !

Abonnez-vous à notre newsletter et recevez chaque samedi toutes les infos essentielles de la semaine !

Recevez chaque samedi les infos essentielles de la semaine !

À lire aussi...

AnnonceAfghanistan: Biden retirera toutes les troupes américaines d’ici le 11 septembreAfghanistan: Biden retirera toutes les troupes américaines d’ici le 11 septembre

NégociationsAfghanistan: Kaboul accuse les talibans de vouloir retarder les pourparlersAfghanistan: Kaboul accuse les talibans de vouloir retarder les pourparlers

ConflitAfghanistan: au moins huit morts dans des explosions au centre de KaboulAfghanistan: au moins huit morts dans des explosions au centre de Kaboul

CONJONCTUREComment redresser les Etats-Unis: les grands travaux à venir de Joe BidenComment redresser les Etats-Unis: les grands travaux à venir de Joe Biden

Top