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Données volées: Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, s'excuse aussi devant le Parlement européen

Après le Congrès américain, Mark Zuckerberg a aussi dû présenter ses excuses devant le Parlement européen après le scandale des données de 2,7 millions d'utilisateurs du Vieux Continent par la société Cambridge Analytica.

22 mai 2018, 19:36
Le sourire de Mark Zuckerberg contraste avec le regard sombre du président du Parlement européen Antonio Tajani.

Le PDG de Facebook Mark Zuckerberg a présenté mardi ses excuses devant les députés européens. Il a reconnu que le réseau social n'avait pas fait tout ce qu'il fallait pour empêcher les abus.

Lors d'une audition au Parlement européen, il s'est déclaré disposé à réaliser d'importants investissements pour protéger les données des utilisateurs de Facebook, des améliorations qui devraient avoir un impact significatif sur sa rentabilité.

"Nous n'avons pas adopté une vision suffisamment large de notre responsabilité. C'était une erreur et je le déplore", a dit Mark Zuckerberg dans sa déclaration préliminaire.

Cette audition a lieu trois jours avant l'entrée en vigueur de nouvelles règles européennes en matière de protection des données. Les entreprises qui ne les respecteront pas seront passibles d'amendes allant jusqu'à 4% de leur chiffre d'affaires mondial.

 

 

Déjà devant le Congrès américain

Facebook fait l'objet d'une attention particulière des deux côtés de l'Atlantique depuis les révélations de la mi-mars sur le détournement des données personnelles de 87 millions d'utilisateurs, dont 2,7 millions vivent dans l'Union européenne (UE), au profit de Cambridge Analytica, un cabinet de conseil politique qui a notamment travaillé pour le compte de Donald Trump pendant la campagne présidentielle de 2016.

Entendu en avril par le Congrès américain, M. Zuckerberg avait présenté ses excuses mais n'avait pas dissipé toutes les interrogations sur la politique de protection des données de son entreprise. Depuis le scandale Cambrige Analytica, Facebook a suspendu 200 applications sur ses plate-formes dans le cadre d'un examen des applications tierces qui ont accès à de grandes quantités de données d'utilisateurs.

Cambrige Analytica et sa société-mère britannique SCL Elections se sont déclarées en faillite et ont mis la clé sous la porte.

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