08.01.2019, 05:30

Sur les traces de saint Jacques au Club 44 de La Chaux-de-Fonds

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La motivation des pèlerins a évolué au 21e siècle.

Conférence Initialement, c’est motivés par une quête spirituelle chrétienne que les pèlerins se lançaient sur les voies du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Au 21e siècle, le nombre de marcheurs prend l’ascenseur, mais pour d’autres raisons que le conférencier Blaise Courvoisier tentera d’élucider au Club 44, à La Chaux-de-Fonds.

«Ultreïa!» Telle est l’interjection que se lancent les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle pour s’encourager à poursuivre leur long chemin. Aussi Blaise Courvoisier l’a-t-elle choisie comme intitulé de la conférence qu’il donnera ce jeudi au Club 44, à La Chaux-de-Fonds.

Ce médecin et chirurgien chaux-de-fonnier, aujourd’hui retraité, admet être atteint de ce qu’il nomme la «compostellite aigüe». Une maladie qu’il affirme être «incurable». Et il en sait quelque chose, lui qui s’est déjà engagé à cinq reprises sur les pas de l’apôtre Jacques. En empruntant, à chaque fois, des voies différentes, il estime avoir parcouru, à ce jour, plus de 6500 kilomètres.

Motif religieux très faible

Au gré de ses rencontres, il constate la très nette évolution d’un paradoxe. Quand bien même plus de 300’000 Compostelas (le certificat délivré après avoir parcouru une voie du chemin d’au moins cent kilomètres) ont été distribués en 2017, «seuls 10 à 15% des pèlerins disent marcher sur les pas de l’apôtre pour un motif religieux», informe Blaise Courvoisier. Qui analyse ce phénomène sociétal.

A chacun sa cuisine mystique

Au 21e siècle, les pèlerins visent plutôt à donner un sens à leur existence, mais sont toujours dans une quête spirituelle. Qu’ils soient chrétiens, bouddhistes, adeptes du tantrisme ou anarchistes, «chacun fait sa propre cuisine mystique», image le conférencier.

Mais de toute évidence, au-delà des motivations personnelles de chacun, «la force spirituelle qui se dégage de certains lieux est incontestable. La puissance que l’on ressent au-dessus de soi est une expérience inoubliable.» Et de nommer l’abbatiale de Conques à titre d’exemple. 

Rencontres et hospitalité

Le médecin et chirurgien met aussi en avant la richesse des rencontres et l’hospitalité des personnes qui reçoivent les pèlerins. A l’écouter, on comprend rapidement qu’il ne guérira, en effet, jamais de sa «compostellite aigüe». Du reste, il songe déjà à repartir sur les traces de saint Jacques au printemps prochain. 

 

Infos pratiques

Club 44, rue de la Serre 64, conférence de Blaise Courvoisier, jeudi 10 janvier de 20h15 à 22h.


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