01.10.2019, 07:57

Santé: viande rouge et charcuterie ne seraient pas mauvaises pour la santé

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La réduction de la consommation de viande rouge et de charcuterie est un pilier des recommandations nutritionnelles dans de nombreux pays. (illustration)

Polémique Une étude a suscité une volée de critiques dans le milieu des experts en nutrition. Ses auteurs soutiennent que la viande rouge et la charcuterie ne seraient pas mauvaises pour la santé. Ces deux aliments sont pourtant classés comme «cancérogènes» par l’OMS.

De nombreux pays recommandent de limiter la consommation de viande rouge et de charcuterie pour prévenir cancers et maladies du cœur. Mais un réexamen de dizaines d’études a conclu lundi que le risque potentiel est faible et les preuves incertaines.

Dans de nouvelles consignes, un panel de chercheurs indépendants de sept pays «conseille aux adultes de continuer leur consommation actuelle de viande rouge», c’est-à-dire une moyenne de trois à quatre portions par semaine en Amérique du Nord et en Europe. La consigne est la même pour la charcuterie, selon ces recommandations parues lundi dans la revue Annals of Internal Medicine, publiée par l’American College of Physicians.

 

 

Les multiples études réanalysées collectivement par le groupe indiquent que réduire la consommation de viande rouge de trois portions par semaine pourrait abaisser la mortalité par cancer de sept morts pour mille personnes, ce que les chercheurs considèrent comme une baisse modeste. En outre, ils insistent: le degré de certitude de cette statistique est «faible».

Médecine plus personnalisée

Pour la charcuterie et les maladies cardiovasculaires et le diabète, la qualité des preuves est jugée «très faible» par l’équipe, qui a eu recours à une méthodologie baptisée GRADE.

 

 

Avec leur nouvelle analyse, les chercheurs disent vouloir faire mûrir le domaine des recommandations nutritionnelles, qu’ils jugent représentatives d’une «vieille école» trop axée sur les bénéfices sociétaux et non individuels, afin d’aller dans le sens d’une médecine plus personnalisée.

Ils disent que les recommandations qui font généralement autorité ne font pas assez valoir que le risque absolu reste faible, et qu’il reste très difficile d’isoler l’effet d’un aliment particulier sur toute une vie, de multiples causes autres que le régime alimentaire pouvant influer sur la santé.

 

 

La réduction de la consommation de viande rouge et de charcuterie est un pilier des recommandations nutritionnelles dans de nombreux pays. Le centre international de recherche sur le cancer, agence de l’Organisation mondiale de la santé, classe la viande rouge comme «cancérogène probable» et la charcuterie «cancérogène».

Les consignes publiées lundi ont donc suscité une volée de critiques dans le milieu des experts en nutrition et en épidémiologie. Tout en approuvant la rigueur des nouvelles analyses, beaucoup différaient sur les conclusions.

ATS

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