Santé: nouvelle approche thérapeutique de la maladie de Parkinson

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Technologie Un essai clinique consistant en la pose d’une électrode dans le cerveau d’une femme atteinte de Parkinson a été lancé avec succès en France. L’électrode délivre de la lumière proche de l’infrarouge pour stimuler le cerveau, ce qui améliore les symptômes de la maladie.

 09.04.2021, 21:55
En illuminant la substance noire, les photons de la lumière agiraient sur les cellules en souffrance, comme s'ils leur redonnaient de l'énergie.

Un essai clinique visant à ralentir l’évolution de la maladie de Parkinson a été lancé. Il fait suite à l’opération «réussie» d’une première patiente qui s’est fait poser un implant cérébral diffusant de la lumière proche de l’infrarouge, ont annoncé vendredi le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Grenoble (sud-est) et le Commissariat français à l’énergie atomique (CEA).

Cette nouvelle approche thérapeutique, qui a fait ses preuves en laboratoire sur des souris, des rats et des singes, «pourrait ralentir la perte des fonctions motrices des patients» atteints de la maladie de Parkinson, pathologie neurodégénérative qui touche plus de 6,5 millions dans le monde et qu’on ne peut pas guérir, précisent-ils dans un communiqué.

La «stimulation cérébrale profonde», diffusée par une électrode dans le cerveau, permet actuellement d’améliorer significativement les symptômes, mais pas de ralentir le processus dégénératif.

Cette nouvelle technologie consiste à «délivrer de la lumière proche de l’infrarouge (une gamme spécifique de longueurs d’ondes, NDLR) à proximité de la zone du cerveau qui dégénère», a expliqué à l’AFP le professeur Stephan Chabardès de l’Université Grenoble Alpes.

A la différence de la stimulation cérébrale profonde qui délivre un courant électrique, «l’illumination dans le proche infrarouge cible la substance noire dans le cerveau, site de la dégénérescence des neurones responsables des symptômes de la maladie», détaille-t-il.

 

 

En illuminant la substance noire, les photons de la lumière agiraient sur les cellules en souffrance, comme s’ils leur redonnaient de l’énergie. «Ça a marché sur des animaux mais il faut rester prudent», a ajouté le Pr Chabardès.

Le 24 mars dernier, le neurochirurgien a opéré «avec succès» une patiente atteinte de la maladie, qui a rejoint l’essai clinique. L’équipe de recherche souhaite inclure 14 patients dans le protocole, d’une durée de quatre ans.

ATS

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