31.10.2019, 10:00

«Je suis toujours en voyage. Même ici, le nez dans les étoiles!»

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Sandrine Viglino, une femme solaire que les auditeurs ont plaisir à retrouver dans l’émission des «Dicodeurs» sur la 1ÈRE.

Rencontre Musicienne et humoriste, Sandrine Viglino vagabonde avec malice sur les ondes et planches romandes. Quand l’artiste valaisanne se met en pause, c’est à Fully qu’elle dépose son sac et sa fatigue. Dans une maison, lumineuse et conviviale à son image.

Sandrine Viglino est une femme solaire que les auditeurs ont plaisir à retrouver dans l’émission des «Dicodeurs» sur la 1ÈRE. Rencontre avec l’humoriste et musicienne dans sa maison, pour en parler justement!

Quand on vit par monts et par vaux, dans l’esprit road trip, le titre par ailleurs de votre spectacle actuel, que représente pour vous LA maison?

Ma maison, c’est le lieu où je peux me poser, cocooner, me ressourcer en toute discrétion mais aussi réunir mon équipe et des potes autour d’une grande table festive. C’est un endroit calme qui baigne dans la lumière. Il aura fallu que je déménage de Martigny à Fully pour me rendre compte combien j’aime le soleil, combien j’en ai besoin. La maison est ancrée dans le cœur initial d’un village, toujours vivant avec son petit commerce et ses habitants que l’on croise dès que l’on sort de chez soi. Ici, la nature à portée de regard mais la ville n’est pas loin. Ni la route, ni l’évasion et l’aventure.

Quelle pièce symbolise à vos yeux le cœur de votre logis réparti sur trois étages et demi?

Sans hésiter, la terrasse. Equipée d’un teppanyaki (réd: un mode de cuisson japonais), elle est idéale pour faire la fête et refaire le monde et peut accueillir jusqu’à 40 personnes. Mais j’apprécie aussi de l’occuper en solo, dans le silence, pour me recentrer, faire le point, chercher l’inspiration. Et j’ai un atout: un bain nordique en bois sous un palmier. L’eau chaude, quelques bougies, un verre de vin ou une tasse de thé, des milliers d’étoiles à contempler suffisent à mon bonheur. Je suis des yeux les avions, en imaginant d’où ils viennent et en rêvant où ils vont.

«J’adore cet endroit super équipé et tellement lumineux.» (Héloïse Maret)


Votre terrasse est un écrin de verdure. Avez-vous la main verte?

Alors pas du tout. Mais le grenadier et les citronniers chargés de fruits, l’olivier, le bananier, le cerisier du japon s’y plaisent manifestement. Les Valaisans ont tellement l’habitude de vivre dans la nature qu’ils finissent par l’oublier. Je pense que s’entourer de verdure permet de reprendre conscience de son importance et de la chance que nous avons. Les plantes et plus globalement la couleur verte ont peu à peu envahi mon espace. D’abord la cuisine, ensuite la porte d’entrée, et puis un canapé et les chaises longues en terrasse. Plus c’est joli autour de toi, plus ton esprit est content.

Quand c’est joli tout autour de toi, l’esprit est content.
Sandrine Viglino, humoriste

La cuisine justement, parlons-en, est-ce un espace créatif pour vous?

Disons que je suis plutôt goûteuse car j’ai la chance de partager ma vie avec un passionné de cuisine. Il me ramène de ses voyages, des épices, des recettes et réinvente à sa façon des mets locaux. C’est donc un lieu de découverte et de curiosité pour moi. Ceci dit, je suis aussi efficiente, je fais la vaisselle et je coupe les oignons. Enfin, elle est conviviale, les amis connaissent les lieux et se servent directement dans les armoires. J’y appréhende, comme dans mes spectacles, l’instant présent, j’y savoure le plaisir, le partage et la transmission. Et puis, comme je dois être au top de ma forme, la cuisine me rappelle la nécessité d’une alimentation équilibrée. Adieu yaourt mocca sur le pouce, j’essaie désormais de prendre le temps d’un vrai petit-déjeuner. Regardez, depuis les fenêtres ouvertes sur les vignes, mon parcours santé se dessine dans la pente. Et oui, je cours et ça grimpe!

«J’adore cet endroit super équipé et tellement lumineux.» (Héloïse Maret)


L’atmosphère qui se dégage chez vous semble sereine et tout est très épuré. C’est étudié?

C’est en voyageant au Japon, que j’ai découvert le concept de «beauté fonctionnelle». Autrement dit l’art de joindre l’utile à l’émotion. En Valais, nous sommes plutôt pratiques et souvent moins attentifs à l’esthétique et au plaisir que certains objets dégagent ou procurent. Pour ma part, je fais le tri, je ne collectionne plus, et les pièces s’épurent d’elles-mêmes.

Mais où se cache dans cette maison le petit grain de folie de Sandrine Viglino?

Evidemment, c’est ce que l’on attend d’une humoriste. Mais il y a aussi une part en moi qui se pose, médite et vogue au gré de son inspiration. C’est une question d’équilibre. Bon, je vais quand même vous faire plaisir, prenons le «poilu» pour rejoindre mon studio d’enregistrement au rez-de-chaussée. Il me plaît. Et même si ce n’est pas moi qui l’ai customisé, je me reconnais tout à fait dans sa déco déjantée.

Le «poilu», un monte-charge unique en son genre. (Héloïse Maret)


Un ascenseur et un studio d’enregistrement chez soi, ce n’est pas un brin excentrique?

Alors pas du tout. Ce bâtiment était autrefois occupé par la Coop. J’ai donc hérité de ce monte-charge bien pratique. J’aime bien l’idée que ces murs ont une histoire. Quant au studio d’enregistrement, c’est mon lieu de travail. Ma maison est un véritable outil de vie et de travail, conçu et agencé mais pas n’importe comment. Tout ce dont j’ai besoin est réuni dans un même endroit mais séparé. Je compose, je répète, je chante et j’enregistre au studio, j’écris au premier et je réfléchis sur la terrasse. En revanche, la lumière, les bonnes énergies et le plaisir sont communs à chaque pièce. Ah, les New-Yorkais rêveraient sûrement de venir ici pour composer dans les vignes.


Ses gants et lunettes sont toujours à portée de regard. Tel un appel récurrent à l’aventure. (Héloïse Maret)


Pourquoi avez-vous choisi des gants et lunettes comme objet déco symbolique?

Ah mais ce sont les indispensables accessoires de mon road trip. Les regarder comme les porter me met de bonne humeur. Avec eux, tu touches déjà un peu à l’aventure. Bon, sinon, je veux bien vous montrer mon Moleskine. Il me suit partout. J’y inscris tout ce que je dois faire, tout ce que j’oublie, comme mes inspirations vagabondes.

 

Infos pratiques

Sandrine Viglino sera en Road Trip le 15 novembre au Théâtre du Crochetan à Monthey et le 3 janvier 2020 à la salle polyvalente de Finhaut. Infos sur la tournée: sandrineviglino.ch

Ce que j’aime chez moi…

Une odeur. «Le parfum du gâteau aux abricots au sortir du four et celui du lilas en fleurs devant ma maison.»

Une vision. «Le coucher du soleil sur la Pierre Avoi. Chaque fois, je me dis que j’aimerais être là-haut.»

Un toucher. «Pieds nus sur la terrasse quand elle est juste tiède et pas encore brûlante.»

Un goût. «Le petit-déjeuner du dimanche quand je prends le temps d’une super confiture maison étalée sur un bon pain de boulanger, avec un jus fraîchement pressé de myrtille et framboise ou d’orange.»

Un son. «Les cris nocturnes des chats sur mon toit. J’aimerais y placer une caméra pour voir à quoi ils jouent.»


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