06.12.2017, 00:01

Refuser le monde tel qu’il est

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Diego souffle sa dernière bougie à La Havane.

 06.12.2017, 00:01 Refuser le monde tel qu’il est

«ÚLTIMOS DÍAS EN LA HABANA» Le cinéaste cubain Fernando Pérez dénonce la précarité avec un optimisme qui serre le cœur.

Réalisateur cubain, Fernando Pérez s’est fait connaître avec «La vida es silbar» (1998) et sa jeune danseuse ayant fait vœu de chasteté. Après «La pared de las palabras», l’histoire d’un jeune handicapé prisonnier de son corps et d’un pensionnat aux murs décrépits, le cinéaste est de retour avec «Últimos días en La Habana» («Derniers jours à La Havane»), un...

Réalisateur cubain, Fernando Pérez s’est fait connaître avec «La vida es silbar» (1998) et sa jeune danseuse ayant fait vœu de chasteté. Après «La pared de las palabras», l’histoire d’un jeune handicapé prisonnier de son corps et d’un pensionnat aux murs décrépits, le cinéaste est de retour avec «Últimos días en La Habana» («Derniers jours à La Havane»), un nouveau film sur la filiation, l’amour et l’amitié. Fidèle à sa patte d’auteur, à son sens aiguisé du montage et de la métaphore christique, Pérez se sert du réalisme magique de La Havane pour cerner les non-dits et les tabous de la société cubaine, en faisant preuve d’un optimisme et d’un humanisme à toute épreuve.

Cloués à La Havane

Tous deux quadragénaires, Diego et Miguel vivent à La Havane, dans un appartement délabré qui appartient à Diego. Atteint du sida, ce dernier est cloué au lit. Plongeur dans un restaurant, Miguel prend soin de lui et gagne juste de quoi les faire survivre. Il tente aussi d’apprendre l’anglais pour émigrer aux Etats-Unis quand son colocataire sera décédé et qu’il sera, malgré lui, contraint de quitter l’appartement…

Vive la révolution?

A Travers cette histoire d’amitié pétrie d’humanisme, Fernando Pérez restitue la réalité d’une ville certes minée par le conservatisme, une homophobie latente et une corruption endémique, mais où la solidarité et l’empathie ont encore leur mot à dire. Au-delà de tout misérabilisme, le cinéaste parvient ainsi à dénoncer la précarité en poussant positivement le spectateur à refuser le monde tel qu’il est. Vive la révolution? Raphaël Chevalley

de Fernando Pérez, avec Patricio Wood, Jorge Martinez, Yailene Sierra… Durée: 1h33. Age légal/conseillé: 16/16


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