Le PIB de Grande-Bretagne dopé par la drogue et le prostitution

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Statistiques Drogue et prostitution ne peuvent certes pas être considérées comme les mamelles de l'économie britannique. Mais elles pourtant contribué à hauteur de 0,5% à la "richesse produite globales", soit 13,2 milliards de francs en 2013.

  30.09.2014, 14:49
Le trafic de drogue et à la prostitution ont contribué au produit intérieur brut britannique de l'ordre de 8,5 milliards de livres (13,2 milliards de francs) en 2013, a indiqué mardi l'Office national des statistiques (ONS).

Le trafic de drogue et à la prostitution ont contribué au produit intérieur brut britannique de l'ordre de 8,5 milliards de livres (13,2 milliards de francs) en 2013, a indiqué mardi l'Office national des statistiques (ONS).

Une porte-parole de l'ONS a précisé que la drogue et la prostitution représentaient environ 0,5% de la "richesse produite globale", telle que mesurée par le PIB.

L'institut des statistiques du Royaume-Uni a publié une révision des calculs du PIB, la base habituellement retenue pour estimer la richesse d'une nation, pour les années depuis la crise financière internationale.

Recherches et développement, investissement

Ces nouvelles données ont aussi intégré d'autres changements, dans le cadre de nouvelles normes européennes - les dépenses de recherche et développement (R&D) sont par exemple désormais comptabilisées comme un investissement et non plus comme de la consommation, idem pour le matériel militaire.

Au final, la nouvelle estimation du PIB du Royaume-Uni pour 2013, environ 1713 milliards de livres, a été dopée de 8,5 milliards de livres par la prise en compte du trafic de drogue et de la prostitution. D'autres activités illégales, comme la contrebande d'alcool et tabac, étaient elles déjà comptabilisées.

Malgré l'intégration de l'ensemble des modifications apportées au calcul (drogue, prostitution, R&D, équipement militaire entre autres), la croissance britannique a été confirmée au même niveau, 1,7%, en 2013.

France et Suède refusent

L'institut européen des statistiques, Eurostat, avait donné jusqu'au mois de septembre aux Etats membres pour intégrer le trafic de drogue et la prostitution dans leurs statistiques nationales, estimant qu'il s'agissait de transactions commerciales consenties librement.

Ces nouvelles normes ont créé la polémique dans plusieurs pays. La France a refusé de comptabiliser la prostitution estimant qu'elle n'était pas "une activité commerciale librement consentie". La Suède, où "l'achat de services sexuels" est un délit, a affirmé ne pas avoir d'ajustement à faire.

 


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