09.10.2020, 09:45

Swatch se remet de la cyberattaque

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Le Swatch Group (ici une enseigne au défunt salon Baselworld) se remet gentiment de l'attaque informatique dont il a été victime.

Economie La situation n’est pas encore totalement revenue à la normale chez Swatch, après la cyberattaque d’il y a deux semaines. Mais la plupart des systèmes fonctionnent à nouveau.

Près de deux semaines après avoir subi une cyberattaque, le groupe horloger Swatch n’a pas encore retrouvé une situation normale. La plupart des systèmes fonctionnent à nouveau, indique le géant biennois, qui affirme tout mettre en œuvre pour régler définitivement cette affaire.

Des pirates ont infiltré Swatch Group le dernier week-end de septembre, causant passablement de perturbations au sein de certaines marques, dont Omega, notamment au niveau de la production, ont rapporté des sources internes.

A lire aussi: Swatch a été victime d’une cyberattaque ce week-end

Brèche aux Etats-Unis?

La brèche aurait été identifiée aux Etats-Unis. Selon les sources susmentionnées, un cadre supérieur aurait branché une clé USB infectée dans un ordinateur professionnel, causant un effet domino. «L’information du déclenchement de l’attaque n’est qu’une spéculation qui ne peut pas être vérifiée à 100%, raison pour laquelle nous ne la commentons pas», a expliqué une porte-parole dans une prise de position écrite.

Quant à la motivation des pirates, elle reste floue. Le groupe précise qu’il ne s’agit pas d’une attaque avec demande de rançon et qu’aucun paiement n’a été effectué.

La question du vol de données demeure ouverte. Les pirates auraient pu reconstituer des identifiants de connexion pour des sessions informatiques, ce qui implique un accès aux noms et prénoms de certains employés, a-t-on appris. Swatch rétorque que les données clients ne sont pas affectées et qu’aucune «perte» d’informations personnelles n’a été constatée, sans toutefois se prononcer sur le vol.

Aide fédérale

Le géant biennois peut compter sur le soutien du Centre national pour la cybersécurité (NCSC) qui lui apporte son assistance dans la gestion de cet incident, explique ce service mis en place par la Confédération.

Il ne faut cependant pas interpréter cette intervention comme un indice de cyberattaque grave. «Le NCSC soutient chaque entreprise dans la gestion des incidents par des analyses et émet des recommandations, dans ce cas également pour Swatch», a-t-il précisé.

Cette attaque n’a pas bouleversé la décoration du siège de Swatch à Bienne, le directeur général Nick Hayek ayant conservé le drapeau pirate qui orne la fenêtre de son bureau. «Bien sûr que le drapeau pirate flotte» toujours, a assuré la porte-parole de Swatch.

ATS

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