20.02.2019, 15:00

La secrétaire d'Etat aux Affaires économiques à l’Université de Neuchâtel

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Marie-Gabrielle Ineischen-Fleisch, secrétaire d’Etat aux affaires économiques a fait salle comble à l’Unine ce mardi.

COMMERCE INTERNATIONAL Marie-Gabrielle Ineischen-Fleisch, Secrétaire d’Etat aux Affaires économiques était à l'Université ce mardi. Elle s’est livrée à un tour du monde des négociations commerciales en cours. Pour 2019, pas de promesses, sinon celle de «faire le maximum en faveur de nouveaux accords.

La première femme suisse secrétaire d’Etat, Marie-Gabrielle Ineischen-Fleisch, était à Neuchâtel ce mardi, invitée à l’Université de Neuchâtel par la Faculté des sciences économiques et la Chambre du commerce.

Elle aurait pu s’exprimer en allemand, anglais, italien, russe, chinois ou espagnol, mais cette Bernoise passionnée de langues et d’opéra a logiquement choisi son parfait français pour son intervention suivie par une centaine de personnes. Cette apparition rare - elle a concédé «ignorer pourquoi elle était si peu invitée en Suisse romande» -, a été suivie attentivement par quelques patrons des industries exportatrices.

Ceux-ci sont inquiets des relations avec Bruxelles. «L’Europe comprend» que l’accord institutionnel qui doit renforcer la voie bilatérale «soit en consultation en Suisse», a indiqué la secrétaire d’Etat. «Mais il ne faut pas trop tarder à leur donner une réponse». Une date de règlement? Elle n’en dit rien, notant que l’agenda sera influencé par les élections européennes, comme par les fédérales.

Politique américaine peu claire

Et avec les Etats-Unis? Observant que «les flux commerciaux augmentent», la Secrétaire de Etat estime qu’un accord serait important. «Nous n’en sommes pas encore au stade des négociations, mais avons des discussions exploratoires». Celles-ci semblent pourtant ralenties par les négociations Europe/Etats-Unis: «L’Europe souhaite un accord industriel, les Etats-Unis un accord de portée beaucoup plus large».

Marie Gabrielle Ineischen-Fleisch a concédé ne pas être sûre du devenir de la politique économique de l’administration Trump: les offensives du président américain pour remettre des barrières au commerce international «visent-elles à améliorer la position des Etats-Unis en négociations, ou bien le pays qui a tant œuvré pour le libre-échange vise-t-il une réelle détérioration du multilatéralisme?»

Un doute qu’elle n’est pas seule à émettre. Du coup, de nombreux pays négocient des accords bi ou multilatéraux. La concurrence est donc rude sur le terrain diplomatique.

Atouts et faiblesses de la Suisse

La Suisse reste un partenaire de choix dans les négociations commerciales internationales, selon Marie-Gabrielle Ineischen-Fleisch: «Il s’agit certes d’un tout petit marché de 8 millions d’habitants. Mais ce qui attire le commerce international, c’est la possibilité d’y vendre des produits à très haute valeur ajoutée. 

Reste que la Suisse a déjà bien facilité l’entrée sur son marché intérieur pour de nombreux partenaires. «Nous sommes déjà très ouverts, nous n’avons plus grand-chose à donner, sauf dans le domaine de l’agriculture», explique la Secrétaire d’Etat. Mais la marge de manœuvre est faible, étant donné que, la Secrétaire de Etat l’a répété, «l’agriculture reste un domaine à protéger. Supprimer tous les droits de douane, nous ne le ferons pas».


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