Vote électronique: la Confédération teste le système de la Poste

Un nouveau système de vote électronique va être testé. Elaboré par la Poste, il sera soumis à un contrôle indépendant par la Confédération, avant d’être autorisé dans les cantons.
05 juil. 2021, 14:28
/ Màj. le 05 juil. 2021 à 14:28
Le précédent système de la Poste avait été abandonné.

La Confédération veut tester le système de vote électronique de la Poste, avant d’autoriser les cantons à mener leurs essais. Elle va procéder à un contrôle indépendant du système et de son fonctionnement ces prochains mois. Les résultats permettront d’autoriser ou non les tests cantonaux.

Certains cantons ont l’intention de reprendre leurs essais de vote électronique avec le futur système de la Poste, indique lundi la Chancellerie fédérale. La restructuration de la phase d’essai prévoit un contrôle indépendant des systèmes et de leur exploitation, ce dont la Confédération va désormais se charger.

Le contrôle couvrira l’ensemble des processus, depuis le développement du système et son exploitation jusqu’à l’établissement des cartes de légitimation et le dépouillement des résultats de différents scrutins. Ses résultats feront partie des éléments dont le Conseil fédéral tiendra compte pour accorder une autorisation générale à un canton qui en ferait la demande.

Les bases légales concernant la restructuration de la phase d’essai sont en consultation depuis le mois d’avril. Celles-ci prévoient un certain nombre d’autres vérifications. Les cantons doivent par exemple s’assurer que le fournisseur publie le code du système et récompense financièrement quiconque y découvrira une erreur. Sont également prévus des échanges continus avec les scientifiques.

Ces mesures visent à découvrir et à corriger d’éventuelles erreurs. Les systèmes de vote électronique et leur exploitation devront continuer à l’avenir d’être sans cesse revus et améliorés.

Aucun système de vote électronique n’est actuellement disponible en Suisse. La Poste a retiré le sien en 2019 après la découverte de failles. Genève en avait fait de même en 2018 pour des raisons financières.