Scandale sexuel à Zoug: le Ministère public va classer l'enquête contre un député cantonal

L'enquête visant le député UDC zougois accusé d'avoir abusé sexuellement d'une de ses collègues écologiste a été classée par le ministère public.
25 août 2015, 16:18
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
L'enquête visant le député UDC zougois accusé d'avoir abusé sexuellement d'une de ses collègues écologiste a été classée.

Le Ministère public zougois va classer l'enquête contre un député UDC qu'une collègue écologiste accusait d'avoir abusé d'elle en utilisant de la "drogue du violeur". Des traces d'ADN prouvent qu'il y a certes eu contact sexuel, mais aucun indice ne montre qu'elle était dans l'incapacité de se défendre.

Selon une expertise de plausibilité indépendante, le comportement de Jolanda Spiess-Hegglin ne correspond pas aux effets typiques de la "drogue du violeur", explique le Ministère public vendredi. Une perte de mémoire y est généralement accompagnée de dérangements moteurs et de la conscience.

Les parties ont encore une semaine pour apporter d'éventuels éléments de preuves supplémentaires. Passé ce délai, l'enquête sera classée.

Les faits incriminés se seraient produits après la fête arrosée célébrant l'élection du président du gouvernement Heinz Tännler (UDC) dans la nuit du 20 au 21 décembre 2014. Jolanda Spiess-Hegglin affirme n'avoir eu, au matin, plus aucun souvenir de la fin de la soirée. Elle s'est rendue à l'hôpital pour faire des analyses de sang et d'urine.

L'hôpital a alerté le Ministère public qui a ouvert une enquête. Le député soupçonné, Markus Hürlimann, a depuis quitté la présidence de la section cantonale de l'UDC. Il a porté plainte contre Jolanda Spiess-Hegglin pour calomnie et diffamation.