Référendum: le Parti socialiste s’oppose à la réforme de déductions fiscales pour les frais de garde

La réforme de déductions pour les frais de garde des enfants par des tiers a été adoptée jeudi par les Chambres fédérales. Pour le PS, elle est à l’opposé d’une politique familiale sociale et d’une juste redistribution des richesses. Il s’y oppose par un référendum.
27 sept. 2019, 20:09
/ Màj. le 27 sept. 2019 à 20:09
Le Conseiller national vaudois, Roger Nordmann, estime qu'avec cette réforme "près de la moitié des familles reste les mains vides".

Le Parti socialiste lance un référendum contre la réforme de déductions pour les frais de garde des enfants par des tiers, adoptée jeudi par les Chambres fédérales. Le PS déclare que cette subvention fiscale ne bénéficiera qu’aux familles aisées.

Dans un communiqué publié vendredi par le PS, le conseiller national vaudois Roger Nordmann estime qu’avec cette réforme, «près de la moitié des familles reste les mains vides» puisqu’elle ne paie pas d’impôt fédéral direct.

Pour le parti à la rose, «c’est l’extrême opposé d’une politique familiale sociale et d’une juste redistribution des richesses». «Chaque déduction fiscale est un don pur et simple aux très riches», estime pour sa part la conseillère nationale vaudoise Ada Marra.

 

 

Le parti préconise plutôt un système de crédit d’impôt. Chaque famille recevrait un crédit d’impôt pour chaque enfant, peu importe son revenu et son mode de vie.

La déduction votée au Parlement concerne les enfants mineurs, en apprentissage ou en études. Actuellement, elle est plafonnée à 10’100 francs par enfant et par an. Avec la réforme, la déduction fiscale sera plus que doublée. Elle s’appliquera uniquement dans les cas où l’accueil extra-familial a lieu pendant le travail, la formation ou l’incapacité de gain des parents.

La réforme vise à encourager les mères qualifiées à rester sur le marché du travail. Elle s’inscrit dans le cadre de l’initiative visant à combattre la pénurie de personnel qualifié.