Presse: le trihebdomadaire Micro, lancé par des anciens du Matin, distribué dès mardi

Le premier numéro du nouveau journal romand Micro, tiré à 1000 exemplaires, sera distribué ce prochain mardi. D'anciens journalistes du Matin sont parvenus à réunir plus de 125'000 francs grâce au financement participatif. De quoi tenir une année.
10 mai 2019, 11:29
/ Màj. le 10 mai 2019 à 11:27
Outre les cafés et restaurants partenaires, Fabien Feissli veut séduire les abonnés privés, des salons de coiffure, des cabinets médicaux, par exemple.

Micro arrive mardi. Fondé par des anciens du Matin, le journal trihebdomadaire a pu réunir plus de 125'000 francs pour entamer l'aventure, indique vendredi l'équipe.

Grâce à cette somme, "je pense que l'on fera l'année sans souci", affirme Fabien Feissli, journaliste et président de l'association. Grâce à un financement participatif, l'association dispose de plus de 125'000 francs, alors qu'un minimum de 90'000 francs était nécessaire.

 

 

Petite équipe

Tiré à mille exemplaires, le numéro du mardi 14 mai de 32 pages sera distribué dès le 13 aux abonnés et les contenus pourront être lus sur le site www.microjournal.ch. Le numéro zéro du début de l'année avait totalisé, en deux fois, plus de 10'000 exemplaires.

Six cents exemplaires iront chez les abonnés et 400 serviront à la promotion, note le responsable. Micro compte trois employés, deux journalistes et un graphiste. Il s'appuie en outre sur une trentaine de personnes qui travaillent sur mandats, dont des anciens du Matin.

Cap important

Pour que le titre puisse durer, il faut un maximum d'abonnés papier. Outre les cafés et restaurants partenaires, Micro veut séduire les abonnés privés, des salons de coiffure, des cabinets médicaux, par exemple.

Avec le cap des mille exemplaires, la poste et la Confédération vous considèrent comme un journal et vous accordent l'aide à la presse, relève Fabien Feissli.

 

 

Belles histoires

Pour le premier numéro, le journal annonce ses sujets: une contractuelle qui adore son métier, les dessinateurs Ben et Barrigue ou des retraités qui forment les chiens d'aveugle.

La rédaction de Micro rappelle qu'elle souhaite "mettre en avant les personnalités attachantes, les belles histoires et les initiatives constructives de notre petit bout de pays".