Environnement: les émissions de CO2 de votre vol seront imprimées sur le billet d'avion

Combien de CO2 émet l'avion qui va vous emmener en vacances? Le Conseil fédéral veut que cela soit inscrit sur chaque billet d'avion vendu en Suisse. Une mesure plus efficace selon lui qu'un "voler nuit au climat" calqué sur les avertissements sur les paquets de cigarettes.
03 juin 2019, 11:12
/ Màj. le 03 juin 2019 à 11:08
Le Conseil fédéral ne veut pas d'un avertissement similaire à ceux imposés sur les paquets de cigarettes (illustration).

Les émissions de CO2 devraient être déclarées sur les billets d'avion. Le Conseil fédéral soutient cette proposition lancée par le conseiller national Jacques Bourgeois (PLR/FR). Il la juge plus efficace qu'un "voler nuit au climat" sur les publicités.

Différents outils disponibles sur Internet permettent d'ores et déjà aux passagers de calculer les émissions de CO2 générées par leur voyage. Ces calculateurs ne reposent toutefois pas sur une méthodologie uniforme, explique le gouvernement dans sa réponse publiée lundi à la motion du libéral-radical.

Le Conseil fédéral se dit prêt à élaborer, en collaboration avec les milieux concernés, une méthode scientifique de calcul à l'intention des compagnies aériennes. Les émissions de CO2 ainsi calculées devront également être indiquées dans les offres de billets d'avion.

Pas comme le tabac

Le gouvernement juge en revanche disproportionnée et inefficace la mesure proposée par les Verts. Dans une motion, ces derniers demandent d'obliger toute publicité ayant un lien avec le transport aérien de comporter un bandeau grand format alertant sur les impacts nocifs pour l'environnement, à l'image de ce qui se fait pour le tabac.

Le réchauffement climatique doit être affronté par des mesures transversales et des incitations par les prix. Une myriade de réglementations branche par branche telle qu'une mise en garde sur les publicités des compagnies aériennes aboutit à des redondances et à d'importants coûts de mise en oeuvre, fait valoir le Conseil fédéral.

L'apport informatif de ces mises en garde serait de plus assez pauvre. Enfin, le coût du contrôle de la conformité des mises en gardes affichées, surtout dans la publicité numérique, serait extrêmement élevé.