Diversité: 7 Suisses sur 10 condamnent les comportements racistes

Selon une enquête de l’OFS, la majorité des Suisses sont favorables à la diversité. Près de 2 personnes sur 5 non issues de la migration disent néanmoins être dérangées par celles qui parlent une autre langue ou qui ont une autre nationalité, religion ou couleur de peau.
28 oct. 2021, 15:37
/ Màj. le 28 oct. 2021 à 15:37
L'enquête de l'OMS porte sur les années 2016 à 2020.

Les Suisses sont plutôt ouverts d’esprit, relève une enquête publiée jeudi. Mais les attitudes négatives et les discriminations persistent, notamment en lien avec le racisme et la xénophobie. Les parcours individuels des auteurs sont des facteurs déterminants.

Un petit pourcentage (1,5%) est en accord avec les comportements racistes, alors que 70% de la population les condamne, selon la troisième enquête sur la diversité en Suisse menée par l’Office fédéral de la statistique (OFS) sur la période 2016-2020.



La population de la Suisse est globalement en faveur de la diversité. Mais des tensions se cristallisent autour de certains groupes ou situations. Les personnes musulmanes ont été davantage confrontées à de l’adversité que celles noires ou juives, relève par exemple l’OFS.

Quelque 4% de la population tend à leur être hostile, alors qu’ils sont 2% à le faire envers les personnes noires ou juives. C’est moins la personne elle-même que sa religion qui en est la cible.

Parcours individuels

Les parcours individuels des auteurs ont une influence sur leurs comportements. Les citadins s’avèrent être plus ouverts à la différence.

Par ailleurs, près de 41% des personnes non issues de la migration sont dérangées par les personnes parlant une autre langue ou ayant une nationalité, religion ou couleur de peau différente. Elles sont deux fois moins (20%) parmi la population migrante.

L’orientation politique joue aussi un rôle. Les personnes à droite de l’échiquier sont deux fois plus susceptibles d’adopter un comportement négatif face à la diversité que les personnes aux idées centristes. Les sympathisants de l’extrême droite y sont huit fois plus susceptibles.