Coronavirus: le monde de la santé demande des mesures pour briser la 5e vague

Des mesures plus strictes doivent être prises pour briser la cinquième vague de coronavirus qui menace le système hospitalier, alerte le monde de la santé. Le personnel soignant demande aussi à être mieux protégé et reconnu.
02 déc. 2021, 17:57
/ Màj. le 02 déc. 2021 à 18:03
Le monde de la santé demande des mesures pour briser la cinquième vague de coronavirus qui menace le système hospitalier (illustration).

Le monde de la santé tire la sonnette d’alarme. Le taux d’occupation est à nouveau élevé et critique dans les unités de soins intensifs, avertissent la Société suisse de médecine intensive (SSMI) et l’Académie suisse des sciences médicales (ASSM) jeudi dans un communiqué. Elles soulignent que la Suisse enregistre chaque semaine une hausse de près de 50% des infections, de 40% des hospitalisations et de 20% des traitements aux soins intensifs.

Certaines unités sont déjà saturées en Suisse alémanique. Des patients sont transférés au niveau régional, parfois hors de leur canton, soulignent la SSMI et l’ASSM. Le nombre de cas augmente aussi en Suisse romande, indique l’Association suisse des infirmières et infirmiers (ASI) jeudi dans un communiqué séparé.

Pénurie de personnel

Les deux organisations soulignent que la situation est aggravée par la pénurie de personnel. Tous les lits ne peuvent ainsi pas être occupés. Il y a trop peu de personnel spécialisé dans les services d’urgence et de soins intensifs, nombre d’infirmières et d’infirmiers ont quitté la profession, réduit leur temps de travail ou sont malades.

Le personnel soignant exige donc une protection accrue. Outre une reconnaissance financière à hauteur de 1000 francs par mois jusqu’à la fin de la pandémie, il demande le respect des temps de repos, la protection des femmes enceintes et des groupes à risques.

L’ASI rejette aussi le fait de réquisitionner des soignants ou de les forcer à augmenter leur taux de travail. Et de proposer encore de contacter les personnes qui ont quitté la profession pour pallier la pénurie, en contrepartie d’une rémunération «adéquate».