Climat: la Thunberg suisse à New York pour imposer les jeunes dans le débat

Marie-Claire Graf, étudiante bâloise surnommée la Thunberg suisse, sera à New York samedi pour participer au sommet des jeunes pour le climat.
17 sept. 2019, 12:28
/ Màj. le 17 sept. 2019 à 12:28
Depuis 2017, l'étudiante de Bâle-Campagne insiste sur l'importance de l'éducation pour l'action des jeunes face au changement climatique.

L’étudiante bâloise Marie-Claire Graf participera samedi à New York au sommet des jeunes pour le climat. Mardi à Genève, elle a dit vouloir imposer la voix des jeunes dans les décisions onusiennes sur cette question. Elle veut se rendre en bateau à la COP au Chili.

Pour rejoindre New York en revanche, contrairement à la Suédoise Greta Thunberg, la fondatrice de la semaine de la durabilité en Suisse en 2017 se déplacera en avion pour la réunion où elle sera l’une des 100 jeunes champions. «Ce sera compensé par l’ONU» en termes d’émissions de gaz à effet de serre, a-t-elle affirmé devant la presse.

 

 

«Mais je sais que ce n’est pas la meilleure solution», dit-elle. La jeune femme de 23 ans, qui pilote désormais la semaine internationale de la durabilité, doit prochainement obtenir sa licence de voile. Elle souhaite gagner en trois semaines la COP25 prévue en décembre au Chili, en bateau jusqu’à New York puis en bus.

«Les jeunes doivent être à la table»

Aux dirigeants mondiaux qui se retrouveront lundi prochain à New York, l’étudiante veut dire qu’«il n’y a vraiment pas de temps à perdre». Et que «les jeunes doivent être à la table» de toutes les décisions internationales, pas seulement une ligne au menu des discussions.

Depuis 2017, l’étudiante de Bâle-Campagne insiste sur l’importance de l’éducation pour l’action des jeunes face au changement climatique. Une priorité à élargir à toute la population qui pense que le problème ne se posera pas avant plusieurs années, également selon elle.

De leur côté, les représentants de quelque 90’000 fonctionnaires internationaux et employés de l’ONU, à Genève comme dans les autres pays, ont dévoilé une déclaration de soutien au sommet sur le climat prévu lundi. Et ils s’engagent à soutenir l’application des accords qui pourraient être obtenus mais aussi l’action du secrétaire général.