Stanislas Wawrinka assure un service minimum à Gstaad

Négocier à la perfection un premier tour à Gstaad n'est décidément pas l'apanage de Stanislas Wawrinka (ATP 24). Opposé à un joueur qui lui concède 339 rangs au classement de l'ATP, le Vaudois s'est contenté d'un service minimum.
02 août 2015, 18:45
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39

Wawrinka a toutefois assuré l'essentiel en s'imposant 6-4 7-5 pour se hisser en huitièmes de finale de cet Open dont il est le grandissime favori. Face à un joueur - le gaucher argentin Federico del Bonis - qui livrait son premier match sur le circuit de l'ATP Tour et qui était pleinement libéré après les... sept balles de match qu'il avait écartées dans le tableau des qualifications, «Stan» a alterné le bon et le moins bon. «Le désir de bien faire, la pression de jouer à la maison: la tension était bien présente», reconnaît le Vaudois.

«Stan» affrontera à nouveau un gaucher demain. Il sera opposé pour la première fois au Brésilien Thomaz Bellucci (ATP 188), victorieux 6-7 7-6 6-4 d'un match complètement fou contre le malheureux Michael Lammer (ATP 188). Repêché dans le tableau après le forfait du Belge Kristof Vliegen, le Zurichois a perdu de manière presque incompréhensible. Il a en effet mené 7-6 3-0 40-15 sur son service avant de perdre le fil de son tennis. A 6-5 40-15 au deuxième set, il a galvaudé deux balles de match pour finalement s'incliner après 3h10' de jeu. On rappellera que Michael Lammer avait raté six balles de match deux jours plus tôt contre Del Bonis.

Stéphane Bohli (ATP 145) est, lui aussi, resté à quai. Le Vaudois s'est logiquement incliné 7-6 (7-4) 7-5 devant Julien Benneteau (ATP 58). Victorieux dimanche du Challenger sur dur de Recanati dans les Marches, Stéphane Bohli n'a eu que quelques heures pour s'habituer aux particularités du jeu sur terre battue en altitude.

La transition était trop abrupte face à un adversaire appliqué et parfaitement protégé par son service. Julien Benneteau excelle de surcroît en altitude, comme en témoigne sa qualification en mai dernier pour la finale du tournoi de Kitzbühel. Après l'élimination de son compatriote Paul-Henri Mathieu (No 8) dans son quart de tableau, le Bressan a désormais une belle carte à jouer à Gstaad.

«Il m'a manqué un ou deux jours. J'ai vraiment fait tout ce que je pouvais», plaide Stéphane Bohli, qui ne doit nullement rougir de cette défaite. Il a malgré tout eu sa chance dans cette partie. Dans la première manche, il a bénéficié de deux balles de set à 5-4 15-40. Mais, les deux fois, Julien Benneteau trouvait son revers pour écarter le danger. Dans la seconde, il s'est procuré une balle de break à 5-5.

Freiné en début d'année par des blessures au genou et au tendon, Stéphane Bohli a retrouvé une condition décente depuis deux mois. Il travaille à nouveau à plein temps avec son coach Olivier Bourquin après une parenthèse avec un agent qui ne fut pas fructueuse. Ce nouveau «départ» peut lui permettre d'atteindre l'objectif derrière lequel il court depuis des mois: une accession parmi les 100 meilleurs joueurs du monde.

«En 2008, j'ai commis des erreurs dans ma programmation. J'ai sans doute trop joué», explique-t-il. «Cette année, j'ai décidé de renoncer aux interclubs en Suisse, en France et en Allemagne.»

En arrêtant un tel choix qui a un certain coût financier, le No 3 suisse bénéficiera de davantage de plages de repos et pourra également prolonger sa saison jusqu'à la fin du mois de novembre. /si