Federer battu par Nadal en demi-finale à Miami

02 août 2015, 19:52
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39

Roger Federer n'a pas existé en demi-finale du Masters 1000 de Miami. Le Bâlois s'est incliné 6-3 6-2 devant Rafael Nadal en 1h19'. «Je n'ai vraiment pas bien joué. C'est décevant. C'était un jour sans pour moi malheureusement», avouait-il. 

«C'est frustrant d'avoir passé deux semaines à Miami et de ne pas avoir su trouver le bon rythme dans cette demi-finale»,  lâchait-il. Eliminé en Floride comme à Indian Wells au stade des demi-finales, l'homme aux 16 trophées du Grand Chelem quitte les Etats-Unis avec un enseignement majeur: il est bien aujourd'hui le no 3 mondial.  

Mieux que l'an passé
Il tirait tout de même un bilan plus positif que l'an dernier à l'issue des deux premiers Masters 1000 de la saison. «J'ai mieux joué que l'an passé», expliquait Roger Federer, qui avait été sorti au 3e tour à Indian Wells et en 8e de finale à Miami en 2010. «Je me sens également mieux sur le plan mental. Je n'ai bien évidemment pas évolué à mon meilleur niveau, mais je me réjouis d'entamer la saison sur terre battue», dans dix jours à Monte-Carlo. 

Son objectif principal dans la Principauté sera de remporter un maximum de matches. Il refusait de dire s'il viserait une place en demi-finale ou en finale. «Après huit mois sur des courts en dur, tu as toujours besoin de temps pour adapter ton jeu de jambes et ton mental au jeu sur terre battue. Mais cela me fera le plus grand bien de pouvoir disputer de plus longs échanges en variant plus», glissait-il. 

Les mauvaises décisions
Vendredi, Roger Federer a commis 31 fautes directes dans des  conditions de jeu très lentes. Un total bien trop élevé pour inquiéter un Nadal maître de son sujet. Son impuissance au premier set fut totale: il ne devait gagner dans cette manche que deux points sur le service du gaucher majorquin. Lors de la seconde manche, le Bâlois fut moins timoré à la relance. Il se procurait ainsi deux balles de break sur lesquelles il n'était pas accompagné par la réussite. 

«J'ai vite senti que les conditions ne m'étaient pas favorables. Je savais que la surface était lente et ça a rendu encore plus difficile le fait de jouer contre Rafa. Je savais que j'aurais moins de points gratuits au service», analysait le Bâlois, qui a été lâché par son coup droit vendredi. «Rafa s'est montré solide mais n'a pas joué un tennis incroyable. Il n'en avait pas besoin d'ailleurs. J'ai pris les mauvaises décisions sur les points importants. Je voulais abréger les échanges, prendre la balle plus tôt, varier le jeu mais je n'ai pas été capable de mettre en place mon plan de jeu. Rafa mérite d'être en finale. C'est un joueur tellement unique de par sa façon de jouer.» 

Nadal retrouve Djokovic
Rafael Nadal a ainsi fêté son 15e succès en 23 rencontres face à Roger Federer. Cette victoire à Miami est la plus probante qu'il signe devant son grand rival depuis la finale de Roland-Garros 2008. «Si Roger avait concrétisé sa balle de break dans le premier jeu de la deuxième manche, le scénario aurait pu être différent. J'ai alors eu de la chance avec le filet», concédait Rafa, qui n'a pas été gêné par la douleur à l'épaule droite ressentie en quart de finale contre Tomas Berdych. «Je sens quelque chose au niveau d'un nerf mais cela n'affecte pas mon jeu. J'ai de la chance que ça soit au bras droit.» 

«Dans l'ensemble, je crois que j'ai fait un très bon match, très solide et sérieux, spécialement dans le premier set. Dans le deuxième, Roger a commis plus d'erreurs que d'habitude et n'a pas bien joué. Mais ce n'était pas facile pour lui d'être mené d'un break au début des deux manches, d'autant que je jouais très bien du fond du court, sans faire d'erreurs avec mon coup droit et en étant agressif. J'ai joué long, cela ne lui a pas laissé le loisir de rentrer souvent dans le court», soulignait Rafael Nadal. 

Le cogneur de Manacor retrouvera Novak Djokovic dimanche en finale dans ce deuxième Masters 1000 de l'année. Battu par le Serbe à ce stade de la compétition à Indian Wells, il tentera de s'imposer enfin à Miami où il a déjà perdu deux finales. Il cherchera surtout à mettre fin à l'insolente série du no 2 mondial, toujours invaincu en 23 matches disputés en 2011. /si