Pas un facteur à risque

02 août 2015, 18:44
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39

Les amateurs de matériel pornographique impliquant des enfants ne passeront pas forcément eux-mêmes aux actes, selon une étude du Service psychiatrique et psychologique du canton de Zurich. Pour l'étude, une équipe réunie autour des chercheurs Frank Urbaniok, Jérôme Endrass et Astrid Rossegger a évalué les dossiers de 231 hommes qui avaient visionné ou téléchargé du matériel pédophile sur internet. Ces hommes avaient été pris dans les filets de l'opération «Genesis» en 2002. Les scientifiques ont cherché à savoir si les consommateurs de pornographie infantile ont tendance à commettre eux-mêmes des délits sexuels avec contact corporel tels l'abus ou l'exploitation. Ils ont examiné les antécédents judiciaires des accusés et en 2008, ils ont observé comment leur casier avait évolué six ans après «Genesis».

Résultat: seul 1% des hommes avaient un antécédent pour délit sexuel avec contact corporel et aucun d'entre eux n'en a commis après 2002.

L'étude montre aussi que la répression exercée par la justice et la police contre les consommateurs de pédopornographie porte ses fruits. Après l'opération «Genesis», le taux de récidive était de 3% seulement. /ats