Femmes à Zurich, aînés à Aarau, français à Bâle et argent à Berne, que dit-on outre-Sarine?

Nous passons en revue la presse alémanique: quels sont les sujets qui font causer là-bas? Cette semaine, la percée des femmes lors des élections cantonales à Zurich, l’achat d’un EMS à Aarau, les inquiétudes des professeurs de l’Université de Bâle et les comptes 2018 de la Ville de Berne font partie de notre sélection.
26 mars 2019, 14:00
/ Màj. le 26 mars 2019 à 14:00
Depuis dimanche, le Conseil d'Etat zurichois est de nouveau à majorité féminin.

Dans la «Neue Zürcher Zeitung»

Les femmes victorieuses du scrutin à Zurich

Le canton de Zurich a élu beaucoup de femmes. Dans le tumulte autour du climat, cette nouvelle est presque passée inaperçue. Non seulement le Conseil d’Etat a de nouveau une majorité féminine mais le Grand Conseil comptera aussi 40% d’élues au début de la législature. C’est un saut remarquable. Elles n’étaient qu’un tiers en 2015. Ces 40% sont presque déjà un résultat maximal. Le nombre de candidates ne se montait qu’à 1% de plus. Les chances d’être élues des femmes sont donc comparables à celles des hommes.

Le phénomène, même s’il est plus marqué chez les Vert’libéraux notamment, touche tous les partis. A l’UDC, une candidate a battu tous ses collègues masculins sortants dans le district de Meilen.

Dans l’«Aargauer Zeitung»

Aarau: le peuple n’aura pas son mot à dire

Le législatif d’Aarau s’est penché sur l’achat d’un bien-fonds pour 33,6 millions de francs, un établissement pour personnes âgées. De gauche à droite, on n’était pas uni. Rarement une affaire immobilière n’a provoqué tant de discussions, de malentendus et de reproches. Pour certains, le prix de vente, fixé par l’assureur Swiss Re, était trop haut. D’autres jugent que cet achat correspond à la stratégie immobilière de la commune. L’UDC souhaitait, elle, que la population se prononce. En vain.

Au final, le législatif a accepté l’achat de la résidence par 28 voix contre 20. Si le besoin s’en fait sentir, la commune pourra encore agrandir l’infrastructure. Le terrain libre permet de bâtir 100 appartements supplémentaires.

Dans la «Basler Zeitung»

Bâle: les lacunes en français inquiètent à l’université

Les professeurs de l’Université de Bâle se font du souci. Les connaissances en français des lycéens seraient lacunaires. Les objectifs ne seraient pas atteints et ils évoquent un retard de deux ans entre la fin de l’école obligatoire et l’entrée au lycée. Les élèves concernés n’auraient, au vu de ces résultats, quasiment plus la possibilité d’étudier dans des universités francophones.

En vigueur depuis 2011, les méthodes d’apprentissage en primaire et en secondaire sont mises en cause. Le principe d’immersion dans la langue est notamment fortement critiqué. Avec deux ou trois heures d’enseignement dans une langue étrangère par semaine, on ne peut pas le qualifier de tel, jugent nombre de professeurs.

Dans le «Bund»

Berne: 12 millions de plus que prévu dans les caisses

La Ville de Berne se retrouve avec 13 millions de francs de plus que prévu dans les caisses. Au lieu d’un déficit d’environ 1 million, les comptes 2018 affichent un bénéfice de 12 millions. Les recettes fiscales des personnes morales ont été plus élevées que prévu. L’exécutif souhaite utiliser cet argent pour alimenter une caisse spéciale pour financer les patinoires et les piscines scolaires.

Cette proposition ne séduit pas les partis bourgeois. Selon eux, cela provoquera des dépenses supplémentaires. A la place, ils réclament une baisse des impôts. Mais, pour avoir une chance de la faire passer, ils doivent pouvoir compter sur les élus du centre. Et ceux-ci n’en veulent pas. A gauche, on privilégie les investissements dans les infrastructures.

par Daniel Droz