Point de vue de Michele Barone: «Jeux d’argent: comme la grêle après les vendanges»

«Les milieux de la protection des joueurs ne manquent pas de culot!», écrit Michele Barone, ancien vice-président des Jeunes PLR suisses et conseiller général à Peseux. Il revient sur la nouvelle loi sur les jeux d’argent.
22 mars 2019, 12:00
/ Màj. le 22 mars 2019 à 12:00
Il y a quelques jours, le casino de Neuchâtel annonçait le lancement d’une plateforme de jeux en ligne.

Il y a quelques jours, le casino de Neuchâtel annonçait le lancement d’une plateforme de jeux en ligne. Les sites de jeux d’argent seront désormais autorisés par la loi sur les jeux d’argent. Cette possibilité est néanmoins réservée aux casinos suisses.

Dans la foulée, Addiction Neuchâtel rappelait que les jeux en ligne représentent un danger et augmentent les risques d’addictions. Enfin, les mesures de protection prises ne seraient pas suffisantes.

Les milieux de la protection des joueurs ne manquent pas de culot! Rappelons qu’un référendum avait été lancé contre la loi sur les jeux d’argent en raison du blocage de sites, d’une part et du manque de mesures de protection des joueurs, d’autre part.

Durant les travaux parlementaires, ces milieux se sont battus à juste titre pour inclure de nouveaux instruments de lutte contre le jeu excessif. Leurs deux principales propositions, à savoir, la participation des casinos au financement des mesures de prévention, ainsi que la création d’une commission en matière de jeu excessif, n’ont pas été suivies.

 

Ils ont fini par soutenir la loi en indiquant qu’elle apporterait de réelles améliorations. Ce qui contraste avec le discours d’aujourd’hui.

Pire, ils ont fini par soutenir la loi en indiquant qu’elle apporterait de réelles améliorations. Ce qui contraste avec le discours d’aujourd’hui. On nage dans la confusion.

Les milieux de la prévention arrivent comme la grêle après les vendanges. Si nous en sommes là, il est faux de s’en prendre aux autres alors qu’ils auraient pu rejoindre le camp des opposants.

Rappelons également que les référendaires proposaient de nouvelles sources de financement pour renflouer les caisses de l’AVS. Par les temps qui courent, cela n’aurait pas été un luxe.