Les caisses-maladie se moquent des assurés

Les assureurs maladie vont reverser une partie de leurs réserves excédentaires aux assurés. Un montant ridicule, s’insurge Rémy Cosandey, ancien conseiller communal au Locle.
19 oct. 2021, 12:00
/ Màj. le 19 oct. 2021 à 12:00
Les caisses maladies vont reverser à leurs assurés 380 millions de francs.

Les caisses-maladie viennent d’annoncer qu’elles allaient reverser à leurs assurés 380 millions de francs provenant de leurs réserves excédentaires. Si l’on tient compte que l’assurance maladie est obligatoire en Suisse et qu’il y a par conséquent plusieurs millions d’assurés, ceux-ci recevront à peine quelques dizaines de francs.

Pour la plupart des personnes interrogées, ces 380 millions sont une somme énorme et elles considèrent qu’un geste très généreux sera accordé aux bénéficiaires. En réalité, ces 380 millions ne représentent que le 6,33% des 6 milliards de francs versés en trop par les assurés (en tout, il y a 12 milliards de réserves). On peut donc affirmer sans exagération que les caisses-maladie se moquent du monde!

Il n’est pas normal que cette vaccination soit payée par la Confédération.

Avec les milliards excédentaires qu’il restera, les caisses pourraient prendre à charge le coût des vaccins contre le coronavirus, comme c’est le cas pour les autres vaccins (coqueluche, variole, diphtérie, poliomyélite, etc.).

Il s’agit à l’évidence d’une médecine préventive puisqu’elle a pour but d’empêcher d’être atteint par la maladie et de la transmettre aux autres. Il n’est donc pas normal que cette vaccination soit payée par la Confédération, c’est-à-dire avec l’argent des contribuables.

Autre remarque: en 2022, les primes baisseront en moyenne de 0,1% dans le canton de Neuchâtel. Cela représente une somme de 50 centimes pour une prime de 500 francs par mois. Encore une fois, on se moque du monde en annonçant que la charge des assurés sera diminuée.

Tant que le Parlement fédéral sera envahi par des élus membres (grassement payés) de conseils d’administration de caisses-maladie, celles-ci seront mieux défendues que les assurés. Les électrices et les électeurs devraient connaître le nom de ces personnes et éviter de voter pour elles lors des prochaines élections.