La via ferrata du Tichodrome rouvre à Noiraigue

Les membres de l’association de la via ferrata du Tichodrome ont réinstallé les câbles permettant d’accéder au parcours.
04 juil. 2020, 18:40
/ Màj. le 13 juil. 2020 à 14:14
La via ferrata du Tichodrome se situe dans les falaises de la Clusette qui dominent Noiraigue.

Elle est de nouveau accessible. La via ferrata du Tichodrome, à Noiraigue, peut à nouveau être parcourue depuis ce lundi. Guillaume Mairy, président de l’association, et son compère Florian Stirnemann ont réinstallé les câbles au début et à la fin de la voie, permettant à nouveau à tout un chacun d’en profiter.

La voie d’escalade étant en libre accès, aucune mesure particulière par rapport au Covid-19 n’a été prise. «Si les gens ne veulent pas toucher les câbles, ils peuvent faire le parcours avec des gants de travail fins, comme on trouve chez Landi. J’ai essayé et c’est très bien allé», précise le président.

Grâce à un sponsor, son association a d’ailleurs changé l’année dernière les panneaux didactiques à l’entrée de la via, située dans les falaises de la Clusette. Une falaise où nichent le tichodrome et le faucon pèlerin, d’où la fermeture entre le 1er janvier et la fin juin, afin de permettre aux oiseaux de nicher en toute quiétude.

Une via ferrata familiale

Si «de plus en plus de monde possède son propre matériel», Guillaume Mairy rappelle qu’on peut louer casque et baudrier à espaceVAL, à Couvet ou au magasin Défi Montagne, à Peseux. Il n’y a pas besoin d’aptitudes particulières pour venir faire la voie. «Notre via ferrata reste très familiale, comme le voulait son fondateur. Et on se rend compte très vite si on est sujet au vertige et que ça n’ira pas, puisqu’on est vite à côté du vide. Personne ne se retrouve bloqué et nous n’avons jamais eu d’accident.»

La via ferrata du Tichodrome est empruntée par environ 2000 à 2500 personnes chaque année, estiment ces responsables. «Les belles journées, on peut avoir jusqu’à 300 personnes», chiffre Guillaume Mairy. «Mais en l’absence de comptage, c’est difficile de donner des chiffres.» Des gens s’y aventurent même l’hiver, malgré l’interdit. «On a retrouvé cinq francs dans notre caissette quand on a rouvert.»

par Matthieu Henguely