Ils veulent rénover le terrain de sport de La Côte-aux-Fées

Les sociétés locales de La Côte-aux-Fées se sont mises en quête de financements en vue de refaire le terrain multisport proche de l’école.
07 avr. 2020, 14:48
/ Màj. le 07 avr. 2020 à 19:25
Le terrain de sport de La Côte-aux-Fées, en septembre dernier. Sa surface craquelée le rend glissant et dangereux, selon ses utilisateurs.

«Dangereux», «glissant», «désastreux». A La Côte-aux-Fées, les avis sont unanimes: le terrain multisport du village n’est plus adapté et mériterait un bon coup de neuf. Après avoir démarché commune et fondation, ses usagers lancent maintenant un financement participatif afin de réunir les 75 000 francs nécessaires pour s’offrir le terrain synthétique de leurs rêves.

«Ce terrain aura 40 ans en 2021. Il a été sauf erreur construit en même temps que le tennis voisin», note Serge Vuilleumier, vice-président de l’Union des sociétés locales (USL). «Il s’est passablement dégradé et est de moins en moins utilisable pour le sport.» Craquelé, le goudron a été «taconné» de toutes parts. Le sol est devenu gravillonneux et dangereux. Or, il reste «le lieu de vie du village. Beaucoup de sociétés l’utilisent: la gym, le volley, le tennis, le ski-club…» 

Gazon synthétique

Le constat n’est pas neuf et depuis bientôt trois ans, l’USL s’est approchée de la commune pour demander sa rénovation. Le projet imaginé, avec barrières en bois, garde la structure du terrain multisport avec panneaux de baskets et de buts de football. «On pourra y monter les filets de tennis ou de volley. Le sol serait un gazon synthétique.»

Les finances communales n’étant plus celles d’il y a 40 ans, les sociétés locales tentent désormais de réunir les fonds nécessaires, avec le soutien de l’administration. «La commune mettrait 15 000 francs, la Loterie romande également, et les sociétés locales aussi. Il nous reste à trouver 30 000 francs», chiffre Serge Vuilleumier.

Entreprises sollicitées

C’est particulièrement du côté des entreprises que se tourne le regard des Niquelets. «Pour l’instant, nous avons réuni seulement 1800 francs de ce côté-là. Nous sommes un peu déçus.» Et même si le financement participatif n’est pas parti sur les chapeaux de roues (10 parrains pour 1600 francs sur les 30 000 recherchés), les porteurs du projet ne sont pas encore abattus. «Ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières», commente le vice-président de l’USL, qui imagine encore d’autres solutions pour réunir quelques sous, telle qu’une vente de fondue.

«Pour nous, l’idée, c’était de boucler le financement du projet avant l’été. Après, ce serait relativement rapide et le terrain pourrait être prêt en 2020 encore. Mon sentiment, c’est qu’on doit le faire cette année encore, pour pas que le projet ne tombe à l’eau», conclut Serge Vuilleumier.

En savoir plus: Le site du financement participatif

par Matthieu Henguely