La gélinotte des bois semble se maintenir au Parc Chasseral

La rare et discrète gélinotte des bois a fait l’objet de sept ans de relevés de terrain au Parc Chasseral. Inscrite sur liste rouge, elle semble se maintenir sur le territoire du parc, mais les analyses sont à prendre avec des pincettes.
06 nov. 2019, 16:22
/ Màj. le 07 nov. 2019 à 15:29
La gélinotte des bois est très discrète.

Il est très rare d’observer une gélinotte des bois sur le terrain. Cet oiseau est extrêmement discret et reste cloîtré à l’abri. C’est sur des indices de sa présence au sol, comme ses crottes ou ses empreintes, que se sont basés les relevés de terrain menés par l’équipe du Parc Chasseral durant deux phases, entre 2013 et 2015, puis entre 2015 et 2019 (lire l’encadré), indique un récent communiqué. «La première période visait à déterminer l’état initial de la situation de l’oiseau, la seconde à évaluer son évolution».

Après sept années d’analyse, les observateurs estiment que la situation de la gélinotte est stable, mais qu’elle reste peu confortable dans le Parc Chasseral. Le site constitue la limite nord de sa répartition régulière dans l’Arc jurassien.

«Elle est encore relativement bien présente dans certains secteurs, mais les densités semblent faibles et même des habitats qui paraissent rassembler tous les atouts pour l’accueillir sont inoccupés», précise encore le document.

Minorité de forêts favorables

Cet oiseau au plumage gris parsemé de roux paraît s’en sortir un peu mieux sur la partie neuchâteloise du Parc. La forêt jardinée semble davantage lui convenir que les futaies régulières du Jura bernois. Selon les analyses de photos aériennes, seules une minorité de forêts peuvent potentiellement convenir à la gélinotte, plus de la moitié étant clairement inadaptées.

Pour l’heure, aucun nouveau relevé n’est prévu dans le Parc Chasseral. Mais les travaux d’amélioration de son habitat – et donc de celui de toute la communauté d’espèces des forêts de montagne – continuent.


Un travail de master montre où se trouvent les forêts favorables pour la gélinotte des bois (en vert) et celles qui présentent un potentiel d’amélioration sans trop d’effort (en jaune). Crédit: SP-C. Rechsteiner/Parc Chasseral

par Bayron Schwyn