Neuchâtel: négociations suspendues pour la convention collective de travail de la santé

Les employeurs annoncent la suspension des négociations pour une nouvelle convention collective de travail. Un désaccord entre partenaires sur l’utilisation de la vidéoconférence pour la tenue des séances est en cause.
01 févr. 2021, 15:22
/ Màj. le 01 févr. 2021 à 16:14
En octobre, les syndicats avaient manifesté devant l'hôpital de Pourtalès dans le cadre des négociations aujourd'hui suspendues.

Les négociations en vue d’une nouvelle convention collective de travail (CCT) de la santé dans le canton de Neuchâtel sont suspendues. Elles bloquent sur l’utilisation de la visioconférence pour la tenue des séances.

Les employeurs se disent «très attachés à la poursuite des négociations, mais parallèlement responsables de l’application dans leurs institutions de mesures sanitaires, ils ont requis la tenue des séances en visioconférence», ont-ils indiqué lundi. Ils ont rappelé que c’est une pratique aujourd’hui généralisée, y compris pour des séances d’importance, dans l’administration et les entreprises.

Les employeurs estiment «le risque qu’un cluster touchant l’ensemble des représentants des employés et des employeurs du domaine de la santé neuchâteloise est inacceptable en termes d’exemplarité, d’image et de gestion». A contrario, les représentants des employés auraient fait, «en dépit du bon sens, des négociations en présentiel une condition non négociable malgré le contexte sanitaire», peut-on lire dans le communiqué.

Depuis presque deux ans

La Commission faîtière a donc décidé de suspendre les négociations jusqu’à la levée des mesures de protection par le Conseil fédéral. Les employeurs ont fait part de leur «incompréhension et de regrets». En font partie le Réseau hospitalier neuchâtelois (RHNE), le Centre neuchâtelois de psychiatrie, les soins à domicile Nomad et l’Association neuchâteloise des établissements et maisons pour personnes âgées (Anempa).

Les négociations en vue d’une nouvelle CCT ont débuté il y a presque deux ans entre partenaires sociaux. Après une pause, dès mars 2020, liée à l’implication importante des directeurs d’institutions dans la gestion de la pandémie, les négociations ont repris en décembre dernier.