Visite des autorités bisontines

03 août 2015, 08:50
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39

Les autorités chaux-de-fonnières ont reçu hier leurs homologues bisontins, parmi lesquels Jean-Louis Fousseret, président de la Communauté d'agglomération du Grand Besançon et maire de la ville de Besançon. Cette visite avait pour but d'évoquer un renforcement des relations entre les deux villes.

Pour mémoire, le Grand Besançon, qui compte quelque 59 communes et 180 000 habitants, est la plus grande communauté d'agglomération de communes en France. Elle partage avec La Chaux-de-Fonds, au centre du Réseau urbain neuchâtelois fort de 120 000 âmes, des caractéristiques et enjeux importants, a rappelé hier le président de la Ville, Laurent Kurth.

Parmi ceux-ci, la question des transports a déjà donné lieu à une première collaboration concrète. «Nous avons, par le biais d'un courrier commun, pris position afin de renforcer la ligne ferroviaire entre Besançon et La Chaux-de-Fonds, dont la modernisation fait partie de nos priorités.»

Autre collaboration concrète autour des sites Unesco: les deux régions en compteront huit, si la candidature de l'œuvre de Le Corbusier est acceptée. Une carte a d'ores et déjà été esquissée afin de les recenser de part et d'autre de la frontière, de la cité Vauban à la vieille ville de Berne, en passant par Arc-et-Senans et bien sûr, La Chaux-de-Fonds et Le Locle. A noter d'ailleurs, qu'une exposition sera consacrée à l'œuvre de Le Corbusier au Musée des beaux-arts et d'archéologie de Besançon dès dimanche et jusqu'au 31 août.

Des échanges sportifs et culturels «Jeunesse» sont également à l'ordre du jour. Et des collaborations pourraient aboutir dans des domaines plus inattendus, comme celui de la valorisation des déchets. «La Chaux-de-Fonds disposera bientôt d'une capacité d'accueil qui pourrait être utile à Besançon. On peut donc imaginer des collaborations intéressantes, aussi en matière de déchets», a esquissé Laurent Kurth.

Quant à l'économie, les deux parties y travaillent indirectement en se penchant sur l'attractivité des villes au travers des éléments précités. Mais le maire de Besançon se félicite déjà d'accueillir des marques horlogères et notamment «une grande opération Breitling». L'entreprise dispose d'un centre de maintenance et d'un centre de formation pour les horlogers-bijoutiers dans la cité bisontine. «C'est de la valeur ajoutée à ce que fait Breitling ici», a-t-il apprécié. Car, «même si «small is beautiful», il faut acquérir une dimension stratégique pour se distinguer au niveau européen», a-t-il souligné. syb