Le Locle veut sa salle d’escalade

Le projet de salle d’escalade de la société à créer Multiprise sera cautionné à hauteur de 300’000 francs par la Ville du Locle. Le législatif a été unanimement favorable. Toutefois, le groupe socialiste a d’abord été dubitatif.
20 mars 2019, 22:20
/ Màj. le 20 mars 2019 à 22:11
La salle d'escalade de la société Multiprise est envisagée sur le site du Communal au Locle.

Le cautionnement à hauteur de 300 000 francs du projet de salle d’escalade sur le site du Communal a été accepté à l’unanimité par le législatif ce mercredi soir au Locle.

Dès le début de la séance du Conseil général, les groupes politiques ont pour la plupart été très favorables au dessein de la société à créer, Multiprise SA, et la passion des deux initiateurs du projet Jean Chèvre et Camille Guignard a été saluée.

Pour sa part, «moins optimiste», le groupe socialiste a d’abord souhaité un retrait du dossier, afin que des réponses soient apportées par l’exécutif à plusieurs de ses questions. «Car l’aspect financier nous paraît hardi. Avec peu de fonds propres, ce projet est-il viable?» a demandé notamment Gérard Santschi. «Le nombre d’entrées est-il viable? L’engagement de la Ville dans ce projet est relativement risqué, puisque le cautionnement peut durer jusqu’à 25 ans.»

«La banque a accueilli favorablement le dossier, donc c’est jouable!»

En charge des finances, le conseiller communal Claude Dubois a alors expliqué que la banque à laquelle se sont adressés les initiateurs du projet est entrée en matière. «Et quand cela est le cas, c’est déjà jouable! D’autant plus que la banque a passé le dossier au crible avant de l’accueillir favorablement.»

Le groupe socialiste a aussi souhaité savoir, vu la taille du bâtiment prévu par Multiprise SA, si les voisins ont été consultés pour donner leur avis. «Lors de la mise à l’enquête, les personnes habitant tout près auront l’occasion de s’exprimer», a rappelé Claude Dubois. Lequel a par ailleurs précisé que la hauteur du bâtiment a déjà été contenue par le service de l’urbanisme. «À l’origine, les initiateurs en voulaient en effet un beaucoup plus haut.»

par Sylvia Freda