La place de la Gare a failli dérailler

03 août 2015, 08:50
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39

«J'aimerais rappeler les enjeux énormes de cette place de la Gare. Des enjeux de sécurité, mais surtout, une marque de confiance des autorités envers tous ceux à qui nous demandons d'investir dans le quartier Le Corbusier. A tous, nous avons dit: «Voilà le visage que devrait prendre la place de la Gare.» Une gare qui ne ressemblerait pas à une gare d'il y a 50 ans, voire à une gare d'un pays de l'Est... «Tous les contacts, sur le site du quartier Le Corbusier, ont été notablement influencés par cet aménagement.» Laurent Kurth est monté au créneau pour défendre le rapport à l'appui d'un crédit de 1,02 million pour l'élaboration des plans d'exécution, le chiffrage du projet et l'information sur le nouvel aménagement de la place de la Gare.

Ce rapport a finalement été accepté par 27 voix contre six, mais muni d'un amendement du PLR, incluant une étude portant sur la réalisation d'un parking aux alentours de la gare.

Il a vu passer le vent du boulet, ce rapport. Les débats ont été chauds. Le PLR annonçait qu'il voulait le reporter, non qu'il ne lui plaise pas, mais il fallait y intégrer, «c'était primordial», insistait Claude-André Moser, le projet d'un parking.

Quant à l'UDC, par la voix d'Hugues Chantraine, elle posait carrément la question: faut-il vraiment refaire cette place? D'autre part, la population a-t-elle été consultée? Et de proposer, par postulat, une consultation populaire.

Francis Staehli (POP) a joué le modérateur. Il a rappelé lui aussi les enjeux essentiels de cette place. «Cette demande de crédit est une étape de la rénovation de la gare, liée au quartier Le Corbusier, donc liée à la politique que la Ville mène pour améliorer ses liaisons, valoriser ses espaces, donc permettre, nous l'espérons, une vie meilleure pour ses habitants.» Cela dit, Francis Staehli s'est fait un plaisir de faire remarquer au président de la Ville que les gares des pays de l'Est étaient parfois fort jolies.

Laurent Kurth a rappelé en détail que les Chaux-de-Fonniers avaient bel et bien été intégrés à cette étude, notamment par le biais de divers ateliers, par des présentations publiques... Et «le rôle de l'autorité, c'est d'être un peu devant, et ne pas toujours attendre que la population s'exprime. C'est le rôle que je défendrai toujours tant que je serai dans cette fonction».

Au bout de très longues discussions, l'amendement du PLR a passé la rampe: d'accord pour l'étude d'un parking. Le projet coûtera sans doute plus cher, vu le bureau d'architecture qu'il faudra mandater, mais en «rab», la compétence financière du Conseil communal est de 100 000 francs. Reste ouvert un crédit d'étude pour la passerelle, qui ne peut se faire immédiatement, de l'avis même du jury, quoique le Conseil communal y tient mordicus, a assuré Laurent Kurth. Cette «rallonge passerelle» pourrait aussi être utilisé, auquel cas le Conseil général en sera informé.

Pour «booster» les troupes, Laurent Kurth a encore cité un bijoutier qui était parti de La Chaux-de-Fonds et qui est revenu. «Il a dit: La Chaux-de-Fonds était morte, elle s'est réveillée. Les gens ont repris confiance en eux». cld