Un 1er août agité pour les sauveteurs du lac de Neuchâtel

La Société de sauvetage du Bas-Lac a secouru sept personnes sur le lac de Neuchâtel. Surprise pour les sauveteurs: la plupart n’étaient pas équipées de gilets.
03 août 2018, 17:44
/ Màj. le 03 août 2018 à 18:05
L’équipage de sauvetage duArens VI est composé d’un pilote, d’un copilote et de deux samaritains.

Le 1er Août n’a pas été de tout repos pour la Société de sauvetage du Bas-Lac (SSBL). C’est que le début de journée radieux avait de quoi séduire les baigneurs, qui se sont abondamment amassés le long des rives du Littoral.

Seulement, peu avant 16h, le cagnard persistant s’est éclipsé pour laisser place à un temps très orageux. En parallèle, le joran s’est brusquement levé, ses rafales atteignant jusqu’à 50 km/h. L’agitation soudaine du lac a pris par surprise nombre de plaisanciers, qui se sont fait emporter au large par la force du vent.

Manque criant de sécurité

Alertés par la Centrale neuchâteloise d’urgence, les sauveteurs de ce côté du lac ont porté secours à sept navigateurs de paddle et de canoës cet après-midi-là. Aucun blessé n’est à déplorer, mais une femme a tout de même été récupérée en état de choc.

Surprise de l’équipage: la plupart d’entre eux ne portaient aucun équipement de sécurité, alors qu’ils se trouvaient entre 450 et 700 mètres des rives. En pareil cas la loi est pourtant claire: une fois passé la barre des 300 mètres, un gilet de sauvetage à bord de l’embarcation est obligatoire.

Fort risque de noyade

«Et il vaudrait mieux qu’il soit porté, plutôt qu’il soit posé sur la planche», lâche Sébastien Fahrni, président de la SSBL. C’est que «dans de telles conditions, le risque de noyade est élevé», soutient-il. «Le temps peut changer très rapidement sur le lac, nous pouvons passer du grand beau à une situation difficile, en une vingtaine de minutes.»

Pour davantage de sécurité, les sauveteurs préconisent le port constant d’un gilet de sauvetage, même sur les embarcations légères proches des berges. Sébastien Fahrni précise cependant qu’il s’agissait de conditions météorologiques «exceptionnelles», cette situation n’est observée que trois à quatre fois par année.

par Bayron Schwyn