La Ville de Neuchâtel s’inquiète de la réforme de la protection de l’enfance

Le Conseil général de Neuchâtel a voté lundi soir une résolution demandant à l’exécutif communal de prendre contact avec le Conseil d’Etat pour que la réforme de la protection de l’enfance soit respectueuse du bien-être des enfants et ne soit pas un simple report des charges sur les communes.
29 oct. 2019, 05:30
/ Màj. le 29 oct. 2019 à 17:12
La fermeture du foyer La Coccinelle, qui accueillait une quinzaine de petits enfants, inquiète le Conseil général de Neuchâtel.

Au printemps 2018, le Conseil d’Etat présentait son projet de modernisation de la politique de protection de l’enfance. Dans la foulée, il annonçait la fermeture d’une structure spécialisée, la Coccinelle, ce qui a abouti à des demandes auprès des services de la Ville de Neuchâtel.

La commission de politique spéciale du Conseil général de Neuchâtel s’est étonné que la Ville «n’ait pas été associée en amont de la réflexion visant à intégrer les enfants des structures fermant leur porte ou diminuant leur nombre de places dans les structures d’accueil de la Ville (crèches et parascolaire)».

La commission regrette l’absence de concertation avec la Ville et la non-intégration des conséquences financières de cette réforme pour les communes.

Elle a donc déposé une résolution demandant au Conseil communal d’intervenir auprès du canton pour «obtenir toutes les garanties nécessaires quant à la mise en place, en concertation avec les communes, d’une politique d’accueil de l’enfance de qualité» et qui «garantisse le financement des mesures induites par la réforme».

Cette résolution, soutenue par tous les groupes du Conseil général, a été acceptée à l’unanimité par le législatif communal.

par Nicolas Willemin