L'accueil parascolaire devrait être géré par la commune

Devenu trop importante, la structure d'accueil parascolaire de Corcelles-Cormondrèche, le Chaudron magique, ne peut plus être gérée par des bénévoles. En réponse à l'association qui la chapeaute, l'exécutif demande qu'elle dépende de la commune.
02 août 2015, 19:47
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39

Avant même que les électeurs n'aient à se prononcer, début avril, sur l'initiative populaire «Un enfant, une place», l'exécutif de Corcelles-Cormondrèche demandera au Conseil général de se pencher, lundi soir, sur l'accueil parascolaire. Il lui proposera de transformer le Chaudron magique en une structure communale placée sous la responsabilité du Conseil communal.

Fondée en 1997 par quatre amies soucieuses d'organiser la garde de leurs enfants respectifs pour pouvoir travailler, l'association le Chaudron magique a connu un rapide essor. Mais ça n'est qu'en 2000 qu'une personne fixe est engagée à 80% et que la commune décide d'assurer le loyer de la structure et de participer aux coûts d'exploitation non couverts par les participations des parents.

Depuis août 2008, le Chaudron magique est un accueil parascolaire reconnu par le canton et la commune participe au coût d'accueil des enfants selon un barème avalisé par le Conseil général. Après avoir déménagé à plusieurs reprises, la structure a pris ses quartiers, en 2010, dans le bâtiment les Cœurs grenadines, ainsi que dans les locaux de la société philanthropique Union, au 8a de l'avenue Soguel, pour cause de manque de place.

Le Chaudron magique a vu sa fréquentation exploser depuis 2009 et emploie actuellement dix personnes.

Aussi, le comité de l'association qui le soutient a-t-il demandé au Conseil communal d'évaluer les possibilités de «communaliser» la structure. Une structure devenue beaucoup trop importante pour être gérée par un comité de bénévoles. «Le Chaudron magique est devenu une véritable PME pour laquelle la forme de l'association n'est plus adaptée», relève José Zilla, vice-président du comité.

Le Conseil communal dit «comprendre parfaitement» les motifs de cette demande. Cela tout en sachant pertinemment que cette communalisation aura un impact sur la gestion du dicastère de l'action sociale et que l'administration communale devra s'impliquer. Il estime néanmoins que «la communalisation est peut-être la seule option permettant d'assurer la pérennité d'une telle structure lorsque le système de milice et le bénévolat atteignent leurs limites.» Au Conseil général de se prononcer, lundi soir. Au cours de la même soirée, le groupe PLR interpellera l'exécutif pour savoir si les locaux de la chapelle de l'Eren (à louer ou à vendre) pourraient accueillir des enfants, les locaux des Cœurs grenadines étant déjà trop étroits. /FLV